Dernière mise à jour le 18 novembre 2015 par Dr Cécile Loï

Une étude américaine menée par des chercheurs de la Northwestern University, et présentée dans les actes de l’Académie des Sciences Américaines (PNAS) en 2014, aurait développé un traitement expérimental qui inhiberait l’effet de la protéine responsable du vieillissement cellulaire, permettant ainsi de prolonger la durée de vie.

La présente étude a été réalisée sur des souris transgéniques (KLOTHO-déficientes), développant progressivement une athérosclérose, une neuro-dégénérescence, une ostéoporose et un emphysème : c’est donc un modèle de vieillissement accéléré.

Ces chercheurs ont constaté que les souris génétiquement modifiées présentaient un taux de protéine PAI-1 important. Cette protéine est associée aux maladies cardiovasculaires et est identifiée comme un marqueur de sénescence.

Ces souris ont été traitées avec un médicament expérimental, nommé TM5441, un antagoniste de la protéine PAI-1. Comparées aux souris contrôles, celles du groupe TM5441, présentaient une activité PAI-1 réduite, une préservation de leurs organes, et une durée de vie multipliée par 4. Les mêmes résultats sont obtenus avec des souris à déficience génétique partielle de PAI-1.

Selon ces chercheurs, le TM5441 pourrait donc être rapidement testé comme un traitement contre les maladies humaines, entraînant un vieillissement accéléré telles que la maladie rénale chronique, le diabète, l’infection au VIH ou le tabagisme. Ce médicament pourrait réduire les complications et prolonger la durée de vie des patients.

Source: Eren M, Boe AE, Murphy SB, Place AT, Nagpal V, Morales-Nebreda L, Urich D, Quaggin SE, Budinger GR, Mutlu GM, Miyata T, Vaughan DE. PAI-1-regulated extracellular proteolysis governs senescence and survival in Klotho mice. Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 May 13;111(19):7090-5

Image: Manière du Peintre d’Épéléios (Jastrow (2006)) [Public domain], via Wikimedia Commons