Dernière mise à jour le 18 novembre 2015 par Dr Cécile Loï

Une étude de l’Université d’Edinbourg, réalisée sur la cohorte écossaise Lothian Birth Cohort, publiée dans Annals of Neurology en 2014, a révélé que parler deux langues ralentit le vieillissement du cerveau ou le déclin cognitif.

L’étude a été réalisée auprès de 835 personnes ayant pour langue maternelle l’anglais. Ces personnes ont été soumises à un test d’intelligence à deux reprises : à l’âge de 11 ans, en 1947, puis 60 ans plus tard entre 2008 et 2010. Les chercheurs ont alors constaté que 262 individus pouvaient s’exprimer dans au moins une autre langue que l’anglais, dont 75% l’avaient apprise avant 18 ans.

Les résultats de l’analyse montrent que :

• Comparée à la moyenne, les participants bilingues présentent au même âge, de meilleures capacités cognitives que ceux ne parlant qu’une seule langue

• l’intelligence générale (Q.I.) et la lecture sont les deux activités où l’effets bénéfiques les plus significatifs sont observés

• les effets sont constatés quel que soit l’âge d’apprentissage de la seconde langue

Les chercheurs ont conclu que le bilinguisme, même acquis à l’âge adulte, est associé à un retard du déclin cognitif lié au vieillissement. Par conséquent, cette capacité intellectuelle peut jouer un rôle crucial sur le maintien de la cognition et ainsi prévenir le déclin cognitif.

Source: Speaking Two Languages Benefits the Aging Brain. Dawn Peters.Annals of Neurology. June 2014

Image : Olibac Couleurs