Dernière mise à jour le 8 septembre 2015 par Dr Cécile Loï

La dénutrition


 

Les personnes âgées ont tendance à diminuer naturellement leurs apports alimentaires, tant en raison d’une réduction de leur autonomie que d’une croyance en des besoins normalement réduits avec l’âge. Certains troubles physiologiques liés au vieillissement comme une altération des fonctions digestives ou des modifications métaboliques ne font qu’accentuer ce risque de dénutrition.

La dénutrition se définit comme un déficit en énergie ou en n’importe quel autre macro- ou micronutriment spécifique par apport aux besoins de l’organisme, engendrant un changement mesurable des fonctions et/ou de la composition corporelle. Elle se caractérise par une perte de poids involontaire de 5 à 10 % sur les 6 à 12 derniers mois par rapport au poids habituel de la personne ou poids de forme. Elle est principalement causée par des apports nutritionnels insuffisants, un hypercatabolisme et/ou des pathologies digestives.

Cet état pathologique, en absence de prise de charge, conduit à une fonte de la masse musculaire, à une baisse des défenses immunitaires et à une réduction de l’autonomie liée à une mobilisation plus difficile mais aussi en raison d’un risque de chute augmenté.

On estime que la dénutrition touche 5 à 10 % de la population générale et environ 20 %, 45 % et 60 % respectivement des enfants adultes et personnes âgées hospitalisées. Les personnes atteintes de pathologie chronique, de trouble du comportement alimentaire et les personnes âgées dépendantes sont plus vulnérables.

Compte-tenu de sa fréquence et de sa gravité, le dépistage de la dénutrition est donc un acte important qui doit être réalisé régulièrement chez toutes personnes âgées de plus de 65 ans.

Un amaigrissement par rapport au poids habituel doit conduire à un bilan de santé. Une diminution de l’IMC (Indice de Masse Corporelle = poids (kg)/taille² (m²) est également un marqueur de survenue de la dénutrition. Le médecin peut également, disposer d’un test le MNA (Mini Nutritional Assesment), qui évalue les risques de dénutrition en fonction des habitudes alimentaires, du mode de vie et du degré d’autonomie.


Références :

Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée (2007)

Physiopathologie et conséquences de la dénutrition. JF Zazzo. Rev Prat 2003. 53 :248-253.


 

ProteoCIT, pour les besoins nutritionnels en cas de sarcopénie (autrement appelée la dystrophie musculaire liée à l’âge) ou de dénutrition, notamment chez les personnes âgées fragiles.

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