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La danse pour traiter l’incontinence urinaire chez la femme âgée !

L’incontinence urinaire est la perte incontrôlée et soudaine des urines. On estime qu’elle concerne au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans et 1 femme sur 3 de plus de 70 ans. Cependant, la prévalence de l’incontinence est difficilement mesurable car elle reste un sujet tabou. On estime que seule une personne sur trois ose en parler à son médecin. Beaucoup de personnes âgées pensent qu’il s’agit d’un phénomène lié au vieillissement pour lequel l’utilisation de protections est la seule solution. Pourtant, une nouvelle étude Canadienne montre que la danse est une solution efficace pour réduire les symptômes. Même si le vieillissement lui-même n’est pas à l’origine de l’incontinence, les modifications normales qui se produisent dans les systèmes urinaires et génitaux avec l’avancement en âge facilitent l’apparition de cette affection chez les personnes âgées. Par exemple, les muscles pelviens peuvent se relâcher avec l’âge et rendre le fonctionnement du sphincter vésical plus difficile. C’est le cas d’une femme sur 5 souffrant d’incontinence. La rééducation périnéale ou pelvienne, souvent pratiquée par les femmes suite à un accouchement, contribue efficacement à améliorer les symptômes. Cependant, ce programme de rééducation souvent mis en place chez un kinésithérapeute et demandant une séance par semaine, n’est pas toujours facile a suivre chez la personne âgée. C’est pourquoi, le Dr Chantal Dumoulin, professeur d’urologie, gynécologie et vieillissement à l’Université de Montréal et son équipe de chercheurs canadiens a tenté de mettre au point un programme incluant la dimension de plaisir et une socialisation de la personne âgée. C’est un système de rééducation du muscle pelvien combinant des exercices et une série de mouvements de danse à suivre sur vidéo, type console de jeu. Après 12 semaines, il a été observé chez les 24 participantes âgées en moyenne de 65 ans une forte diminution des fuites urinaires quotidiennes en comparaison avec un programme de rééducation classique. Autre point très important, 92% des participantes ont adhéré au programme et il n’y a eu aucun abandon. Les exercices de danse apportent une dimension concrète et permettent de passer un moment joyeux et convivial. Nous rappelons toutefois que le recours à différentes techniques chirurgicales ou traitements médicamenteux peut aussi, parfois, être envisagé. Source : Neurourology and Urodynamics 2014 DOI:10.1002/nau.22553 Virtual reality rehabilitation as a treatment approach for older women with mixed urinary incontinence: a feasibility study. Image : Zumba Gold voorjaar 2015, Lokaal dienstencentrum De Kim

L’ANSES publie son 1er bilan du dispositif de nutrivigilance.

Qu’est ce que le dispositif de nutrivigilance : Le dispositif de nutrivigilance est un système de veille sanitaire instauré en 2010 et géré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Il vise à garantir la sécurité du consommateur en identifiant les effets indésirables liés à la prise de certaines catégories de denrées alimentaires : les nouveaux aliments (ou Novel Food), les aliments enrichis en vitamines, minéraux et autres substances, les compléments alimentaires et les denrées destinées à une alimentation particulière (ex : nourrissons). La déclaration des effets indésirables est effectuée par les professionnels de santé et les industriels. Généralement, lorsque l’ANSES a reçu une déclaration d’effet indésirable, elle va se rapprocher de l’industriel pour avoir des éléments détaillés sur la composition du produit concerné. La déclaration est ensuite analysée par la cellule de nutrivigilance de l’Anses avec l’appui d’experts médicaux afin de savoir s’il y a une relation de cause à effet entre la prise du produit et l’effet indésirable. L’ANSES transfère ensuite ses conclusions au ministère concerné. En fonction du nombre de cas reçus, de leur gravité et de leur imputabilité, l’Agence peut décider de s’auto-saisir pour mener une évaluation des risques liés à la consommation de certains produits, voire de certains ingrédients. Ce fut par exemple le cas pour les boissons « énergisantes » et la levure de riz rouge. CITRAGE est depuis la mise sur le marché de ses produits très impliquée dans le dispositif de nutrivigilance et a mis en place des procédures afin d’agir au plus vite si un effet secondaire survenait suite à la prise de l’un de ces produits. Un premier bilan pour les compléments alimentaires : En 4 ans, l’ANSES a répertorié 1190 cas de nutrivigilance liés directement à la consommation de compléments alimentaires, dont 282 effets indésirables étaient jugés recevables et parmi lesquels 133 cas étaient « vraisemblables » ou « très vraisemblables » (soit moins de 11,2% du total des déclarations).Sachant que chaque année en France environ 80 millions de boites de compléments alimentaires sont vendues (soit moins de 4 cas d’effets indésirables pour 1 million de boites achetées) ce rapport permet de conclure que les compléments alimentaires bénéficiant d’un cadre réglementaire très stricte sont des produits sûrs pour le consommateur.Selon le rapport de l’ANSES, les compléments alimentaires responsables des effets indésirables recueillis sont d’abord ceux à visée minceur, puis les produits capillaires et enfin les produits agissant sur l’équilibre du cholestérol. Les effets sont en général immédiatement réversibles dès l’arrêt de la consommation du produit. Nos conseils pour éviter la survenue d’effets indésirables : • Respecter les doses recommandées et ne pas consommer plusieurs compléments alimentaires ayant les mêmes fonctions simultanément pour éviter les surdosages.• En cas de maladie ou de traitement médicamenteux, demander l’avis d’un professionnel de santé pour éviter d’éventuelles interactions.• Ne pas consommer de produits incompatibles avec son état physiologique (allergie ou intolérance par exemple).• Acheter des produits uniquement sur les circuits de vente traditionnels (magasins bio, pharmacies,…) ou sur des sites Internet français pour éviter la consommation de produits frauduleux (pour cela consulter les mentions légales du site internet).• Bien se rappeler que les compléments alimentaires ne sont pas destinés à se substituer à l’alimentation. Source : Rapport : La nutrivigilance, un dispositif au service de la sécurité du consommateur.

Dépendance : selon une enquête de l’Institut Français des Seniors, 36 % des personnes âgées de plus de 70 ans vivant à domicile sont en perte d’autonomie

Dépendance L’Institut Français des Seniors a réalisé une étude en ligne, intitulée « Les seniors aidants familiaux » auprès de son panel « Silver testeur », constitué de plus de 1000 seniors de plus de 50 ans (63 ans en moyenne pour cette étude). aLes principaux résultats sont les suivants : Quatre de ces seniors sur 10 ont encore la chance d’avoir un de leurs parents (31 %) ou les 2 (10 %). Dans 76% des cas, les parents habitent encore à leur domicile, 17 % sont en maison de retraite et 2% des parents habitent chez leurs enfants. aSur tous les seniors interrogés ayant encore au moins un de leurs parents, près d’un sur deux (46%) ont des parents qui connaissent des pertes d’autonomie, dont 36 % vivent à domicile. Il en résulte que près de 3 seniors sur 4 (71% des cas) sont sollicités par leurs parents entrés en dépendance. Le recours à une aide extérieure est encore faible, 45% des seniors aidants s’occupent de leurs parents en perte d’autonomie en moyenne plus de 3 heures par semaine. En effet, moins de la moitié de ces seniors aidants (44%) a recours à une aide extérieure pour s’occuper de leurs parents. Source : Enquête en ligne auprès de seniors de 63 ans en moyenne réalisée par l’Institut Français des Seniors Image : Nicola Wietrich, service photo du Département de Val de MarneDépendance

Dépendance : une loi pour favoriser le maintien des personnes âgées à domicile

Dépendance : une loi pour favoriser le maintien Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement traite dans son premier volet de l’anticipation de la dépendance. Il a été adopté le 17 septembre 2014 à l’assemblée nationale à une large majorité et sera soumis au vote du Sénat début 2015 pour une entrée en vigueur de la loi en juin 2015. Dans un contexte de vieillissement de la population – les plus de 85 ans vont quasiment quadrupler d’ici à 2060 – l’objectif est de repérer et combattre les premiers facteurs de risque de la perte d’autonomie et de dépendance. Cette loi, préparée par Michèle Delaunay, est défendue par sa successeur au secrétariat des personnes âgées, Laurence Rossignol : « On ne finance pas la dépendance mais la prévention, l’accompagnement du vieillissement et le maintien à domicile, une solution que tous les Français appellent de leurs vœux ». Lutte contre l’isolement, affirmation des droits et liberté des personnes âgées, coup de pouce aux ateliers de prévention, incitations à repenser l’urbanisme, service civique pour les aînés : le texte propose de nombreuses pistes pour favoriser le  «bien vieillir» et un changement de regard sur les aînés. Sur le plan financier, les recettes de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie) – prélèvement au taux de 0,3 % sur les pensions des retraités les plus aisés, rapportant annuellement près de 650 millions d’euros – seront mises à contribution. La moitié de cette enveloppe sera allouée à une revalorisation de l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) à domicile, qui bénéficie à 700.000 personnes. L’autre moitié sera allouée, entre autres, aux foyers logements pour personnes âgées (80 millions) et à l’adaptation de 80.000 habitations (40 millions d’euros). En revanche, l’APA des personnes dépendantes en maison de retraire ne sera pas revalorisée. Nos produits

Bien répartir les apports protéiques alimentaires pour préserver son capital musculaire, oui chez l’adulte jeune ?

TAGS : protéines, apports protéiques alimentaires, synthèse protéique musculaire, fonte musculaire liée à l’âge, capital musculaire, vieillissement, perte de tonus, perte de dynamisme, perte de force, fatigue, sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge, CITRAGE, citrulline, nutrition, senior. Actualité scientifique télécharger en pdf (328 K0) Une étude de l’université du Texas, publiée dans le Journal of Nutrition en 2014, a révélé que dans de nombreux pays, la consommation en protéines est fréquemment concentrée au dîner au lieu d’être idéalement uniformément répartie dans la journée. Les chercheurs de cette étude en cross-over ont examiné, chez l’adulte jeune en bonne santé, les effets de la distribution des protéines selon deux régimes qui se différencient par la quantité de protéines apportée par chaque repas de la journée : • Régime 1 pendant 7 jours : 30 grammes de protéines à chaque repas • Régime 2 pendant 7 jours : 10 grammes au petit-déjeuner, 15 grammes au déjeuner et 65 grammes au dîner Pour évaluer les effets de ces régimes sur leur capacité à préserver le capital musculaire, les auteurs ont mesuré les taux de synthèse des protéines musculaires à partir de biopsies musculaires de la cuisse et de prélèvements sanguins. Les résultats montrent que la consommation de 90 grammes de protéines réparties équitablement le long de la journée stimule d’avantage la synthèse de protéines musculaires que la consommation d’une charge protéique lors du repas du soir. En effet, la synthèse protéique musculaire a augmenté de 25% dès le premier jour et s’est maintenue pendant les 7 jours de suivi avec le régime 1. Cette étude montre donc chez l’adulte jeune sain que la quantité de protéines apportée dans une journée n’est pas le seul facteur déterminant la qualité de la synthèse protéique musculaire : la répartition des protéines sur l’ensemble des repas est également un élément essentiel. Ceci est d’autant plus avéré chez la personne de plus de 50 ans chez qui les premiers signes de fonte musculaire liée à l’âge se font ressentir : perte de force, perte de dynamisme, douleur accrue lors de l’exercice physique, fatigue, manque de tonus… Cette fonte musculaire progressive débutant dès l’âge de 30 ans et entraînant 50% de perte de masse musculaire à 70 ans conduit à la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, dans 25 à 50% des cas. Elle s’explique par une moins bonne utilisation des protéines alimentaires par notre organisme qui, en vieillissant, perd sa capacité à renouveler complètement ses muscles. Une des stratégies nutritionnelles pour lutter contre la sarcopénie est d’apporter une charge de protéines (80% des besoins protéiques nutritionnels) sur un seul repas : le déjeuner. C’est ce qu’ont proposé Bouillane et coll., également cité dans cette étude texane. Ainsi, chez les personnes âgées dénutries, un « régime pulsé » (apportant 80% des besoins protéiques sur le déjeuner) augmente la masse musculaire par rapport à un régime dans lequel les protéines sont réparties sur les trois repas. Ces deux études semblent donc être contradictoires mais il est en réalité difficile de les comparer. En effet, l’étude texane a été réalisée chez l’adulte jeune dont l’organisme est capable de complètement renouveler les cellules musculaires détruites quotidiennement. De plus, dans cette étude, la charge protéique a été apportée le soir, lorsque le muscle est au repos. Les résultats auraient-ils été identiques si la charge auvait été apportée au déjeuner? Pour ce qui est des personnes âgées dénutries, outre la charge protéique sur le déjeuner qui semble difficile à mettre en place au quotidien, il existe une autre stratégie également étudiée par l’équipe hospitalière du Docteur Bouillanne en association avec l’équipe universitaire de Paris Descartes : il s’agit de compléter l’alimentation avec 10 grammes de citrulline lors du déjeuner (résultats prévus fin 2014). Vous pouvez trouver sur le présent site de nombreuses informations sur la citrulline. Sources: 1. Dietary Protein Distribution Positively Influences 24-h Muscle Protein Synthesis in Healthy Adults. Madonna M. Mamerow Joni A. Mettler, Kirk L. English, Shanon L. Casperson,Emily Arentson-Lantz,Melinda Sheffield-Moore, Donald K. Layman and Douglas Paddon-Jones.The Journal of Nutrition May 2014 10.3945/​jn.113.185280 2. www.citrage.com

Détecter plus tot la fragilité pour prévenir la dépendance – Académie nationale de Médecine

TAGS : vieillissement, prévention, sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge, fragilité, perte d’autonomie, perte de masse musculaire, perte de force musculaire, perte de fonction musculaire, muscles, fonte musculaire liée à l’âge, personnes âgées fragiles, senior. Actualité scientifique télécharger en pdf (248 K0) L’Académie Nationale de Médecine a publiée le 12 Mai 2014 un rapport consacré à la problématique de la fragilité intitulé « Importance du concept de fragilité pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement », où elle émet des recommandations afin d’éviter ou de retarder l’entrée des personnes de plus de 50 ans ou présentant des premiers signes de fragilité, dans la dépendance. Selon cette institution, le processus de fragilité ou « fragilisation » se déroule sur plusieurs décennies de vie. Son ampleur et sa rapidité de développement dépendent de nombreux facteurs qui interviennent sur les différentes fonctions d’organe et en particulier sur le muscle squelettique. Les étapes du concept de fragilité sont au nombre de trois: • Fragilisation ou pré-fragilité: phase dite silencieuse pendant laquelle les réserves physiologiques globales se réduisent avec l’avancée en âge • sarcopénie: perte de masse, de force et de fonction musculaire (autrement appelée dystrophie musculaire liée à l’âge) touchant 8 à 9% des personnes de 50 ans, une femme sur cinq de 75 à 84 ans, une femme sur trois de plus de 85 ans et la moitié des hommes de plus de 75 ans • L’état de fragilité: stade initial de dépendance fonctionnelle pouvant être due à une fragilité physique, sociale ou cognitive. Les conséquences de la fragilité sont les suivantes: • Les troubles de la mobilité • Les chutes, leurs répétitions et leurs conséquences fracturaires • L’accroissement de la consommation médicamenteuse • L’augmentation de la demande en soins • Les admissions et séjours hospitaliers itératifs • L’entrée en dépendance qui correspond au besoin d’aide externe (personne ou domotique) pour arriver à effectuer les actes essentiels de la vie quotidienne • L’institutionnalisation • La mort Ce rapport indique également que la fragilité et la sarcopénie sont réversibles grâce à des programmes d’activité physique (exercices de résistance tels que soulèvements de poids, étirements d’élastiques), à une alimentation enrichie en protéines et une complémentation en acides aminés. Enfin, les auteurs proposent dans leur rapport la mise en place d’un dépistage (dès 50 ans) pour réduire les dépendances avec l’avancée en âge. D’après l’étude du Gérontopôle de Toulouse en 2013, un simple questionnaire permettrait au médecin traitant de détecter les personnes à risque de fragilité et de les orienter vers un hôpital de jour pour faire une évaluation globale et spécifique de son état clinique et fonctionnel. Des tests simples, comme la mesure de la vitesse de la marche ou de la force de préhension (mesurée par un dynamomètre) peuvent aider à diagnostiquer la fragilité du patient. Les membres de l’Académie concluent leur rapport avec trois recommandations: 1. Inclure dans toutes les séances d’éducation à la santé destinées aux adultes d’âge moyen une information sur la possible prévention de la fragilité et des dépendances liées à l’âge. 2. Demander à l’Assurance Maladie d’intégrer dans la consultation gratuite à mi-vie un protocole préétabli incluant une évaluation multidimensionnelle pour réduire les «dépendances évitables». 3. Faciliter une recherche translationnelle pour mieux comprendre les mécanismes intimes de la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, et de la fragilité afin de retarder les états de dépendance et l’âge d’entrée en institution. Source: Membres de l’Académie Nationale de Médecine de la Commission XIII. Importance du concept de FRAGILITÉ pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement. May 14