télécharger en PDF (253 K0) Cette étude s’intéresse à la nutrition des personnes âgées vivant en résidence de soins de longue durée (RSLD) au Canada. Elle vise à comprendre les habitudes alimentaires des résidents et leur impact sur leur santé, notamment leur potentiel inflammatoire. Le guide alimentaire canadien de 2019 est utilisé comme référence pour évaluer la qualité des aliments consommés. La prévalence de la dénutrition chez les résidents de RSLD est élevée, d’où l’importance de mieux comprendre les habitudes alimentaires pour améliorer leur santé et leur qualité de vie. Pour cela, les habitudes alimentaires de 640 résidents vivant dans 32 établissements de soins de longue durée répartis dans quatre provinces du Canada ont été analysées, grâce à des enquêtes alimentaires sur 3 jours. Les aliments consommés ont été classés en 68 catégories en se basant sur le Guide alimentaire canadien. Ensuite, l’Indice d’inflammation alimentaire a permis d’évaluer le potentiel inflammatoire des aliments consommés. Les résultats de cette étude montrent que : Indice inflammatoire : Les aliments consommés avaient tendance à provoquer une réponse pro-inflammatoire. L’Indice d’inflammation alimentaire était significativement associé au sexe (les femmes avaient des scores plus élevés ; p < 0,0001) et au régime alimentaire (les aliments hachés avaient des scores plus élevés ; p = 0,036). Catégories d’aliments les plus consommés : Les cinq catégories d’aliments les plus consommées sont : les jus, le pain, le lait/lait de soja, les compléments nutritionnels oraux et les céréales. La consommation de calories provenant des légumes/fruits (10,3% ; 4,9% de fruits et légumes frais) et des céréales (25,0% ; 15,0% de céréales raffinées) était bien inférieure à celle provenant des sources de protéines (33,4% ; 31,6% d’origine animale) et d’autres groupes alimentaires (31,3%). La consommation de fruits et légumes est inférieure aux recommandations du guide alimentaire Canadien, avec une consommation élevée de jus. La consommation de céréales est conforme aux recommandations du guide alimentaire Canadien, mais la consommation de céréales raffinés est plus élevée que celle de céréales complètes, ce qui réduit la densité nutritionnelle et augmente le potentiel inflammatoire du régime alimentaire. Principales sources de protéines : Les principales sources de protéines consommées sont les boissons lactées (lait ou soja) (23%), les soupes et les ragoûts (10%), les œufs (10%), les sandwiches (9%) et les volailles (9%). Les sources de protéines dans les EHPAD canadiens sont principalement d’origine animale, ce qui augmente le potentiel inflammatoire du régime alimentaire, mais les compléments nutritionnels oraux sont nécessaires pour atteindre les apports recommandés. En conclusion, ce travail suggère que la qualité nutritionnelle des régimes alimentaires en EHPAD doit être améliorée : il est recommandé de remplacer les céréales raffinées par des céréales complètes, d’inclure davantage de protéines végétales et de servir des fruits et légumes naturels (en évitant ceux préparés avec trop de sel ou de sucre ajouté). En effet, il est important de servir des menus sains en EHPAD, avec un potentiel inflammatoire faible, pour éviter les maladies chroniques. Cependant, il est important de tenir compte des préférences des résidents et de trouver un équilibre entre des aliments énergétiques et des aliments nutritifs pour prévenir la dénutrition. Des mesures d’éducation pourraient aider à favoriser un changement de comportement. Source : « Characterizing Canadian long‑term carehome consumed foods and their inflammatory potential: a secondary analysis » de Kaylen J. Pfisterer, Robert Amelard, Heather H. Keller et Alexander Wong, publié le 06 février 2023. Source image : « gros-plan-femme-etre-nourri », mise à disposition selon les termes de la licence Freepik. .
télécharger en PDF (215 K0) Après les révélations du livre « Les Fossoyeurs » de Victor Castanet publié en janvier 2022 sur des cas de maltraitance, de privation de soins et de malnutrition dans des groupes privés tels qu’Orpea et Korian, le magazine « 60 millions de consommateurs » a publié en novembre 2023 les résultats de leur enquête sur l’alimentation en EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). Et ces résultats sont tout aussi alarmants… L’analyse des 250 réponses reçues à un questionnaire envoyé à travers divers réseaux par le média « 60 millions de consommateurs » aux résidents d’EHPAD et à leurs proches, montre que : Tous ces manquements sont la conséquence : En conclusion, En France, près d’un tiers des résidents d’EHPAD sont touchés par la dénutrition. Les gériatres soulignent l’importance cruciale de l’alimentation chez les personnes âgées, car elle fournit les nutriments et l’énergie essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Malgré les idées préconçues, le vieillissement augmente les besoins énergétiques en raison d’un rendement métabolique moins efficace, comme l’explique Annick Ruffat, diététicienne dans les hôpitaux de Luchon. Le Pr Éric Fontaine souligne l’importance du plaisir dans les repas et plaide pour la fin des régimes restrictifs en EHPAD et une collation 21-22 heures pour ceux qui ne dorment pas encore afin d’éviter un jeûne nocturne trop long. Le média 60 millions de consommateurs suggère des recommandations pour améliorer la situation : Sources : « Repas en Ehpad : les résultats inquiétants de notre enquête » | 60 Millions de Consommateurs. Patricia Chairopoulos, Octobre 2023. (le lien vers l’article). Image source : « gros-plan-mains-soutien », mise à disposition selon les termes de la licence Freepik.
télécharger en pdf (339 K0) La cataracte est une maladie qui affecte l’œil et provoque une baisse progressive de la vision pouvant aller jusqu’à la cécité. Elle est caractérisée par une opacification partielle ou totale du cristallin (sorte de lentille située dans l’œil, à l’arrière de l’iris).En temps normal, le cristallin est transparent mais lors d’une cataracte, l’opacification du cristallin empêche la lumière de traverser normalement et la vision se trouble. La cataracte peut avoir des impacts importants puisqu’elle occasionne une gêne dans les activités quotidiennes ou professionnelles. L’opacification du cristallin est un processus lent et inéluctable qui est lié à l’accumulation de facteurs oxydants au cours de la vie. Cette maladie est la plus part du temps liée à l’âge et apparaît donc le plus souvent après 60 ans mais elle n’est pas rare avant cet âge. Elle peut être dû à un traumatisme oculaire, une inflammation, un diabète ou encore une rétinite pigmentaire chez l’adulte. Certains facteurs de risques semblent impliqués comme l’exposition excessive aux rayonnements ultra-violets de la lumière solaire. Toutefois, il n’y a pas de prévention possible en population générale. Cette maladie étant facilement diagnostiquée, il est possible d’avoir une idée assez précise de sa prévalence. Aujourd’hui, elle touche plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans et près de deux sur trois après 85 ans. La cataracte est donc une pathologie très fréquente. A ce jour, le traitement le plus sûr et efficace à tout âge est la chirurgie. L’opération consiste à inciser le sac cristallin et à y introduire une petite sonde à ultrasons qui désagrège et aspire les dépôts opaques. Cette chirurgie conduit à la perte de fonction du cristallin ce qui était jusque dans les années 80, compensée par le port de grosses lunettes. Aujourd’hui, des implants intraoculaires sont glissés dans le sac cristallin lors de l’opération. Ils permettent ainsi de restituer la vision des patients mais aussi d’améliorer des défauts oculaires déjà préexistants. Dans plus de 90 % des cas, l’opération permet une excellente récupération fonctionnelle dès le lendemain de l’intervention ou en quelques jours. Néanmoins, les résultats peuvent être compromis en cas de pathologie oculaire préexistante affectant la rétine, notamment en cas de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ce traitement par chirurgie est tellement efficace que les travaux de recherche sont peu nombreux. Néanmoins, les progrès actuels concernent plutôt les implants. Les industriels ont d’ailleurs récemment développé des implants multifocaux permettant de rectifier la vision de près et de loin. En pratique, ces implants sont efficaces en cas de forte luminosité, mais inopérants dans le cas contraire. C’est pourquoi, ils ne sont utilisés que dans à peine 5 % des interventions. Des recherches sont donc encore nécessaires. Source : Inserm, dossier informatif sur la cataracte
« Maigrir c’est mourir » : 2 millions de personnes touchées en France par la dénutrition ! Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la dénutrition et nous explique quelles solutions peuvent être mises en place. Pour revoir la conférence : cliquez ici. Source image : « 1246587« , mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
télécharger en pdf (330 K0) Un groupe de travail de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’est intéressé à la relation entre l’alimentation et le risque de déclin cognitif, de démence et de maladie d’Alzheimer. Le déclin cognitif est caractérisé par une détérioration des fonctions cognitives c’est à dire de la mémoire, du langage, du raisonnement, de la coordination des mouvements ou encore des reconnaissances. Ce déclin peut être d’origine physiologique, lié au vieillissement cérébral, ou bien pathologique c’est-à-dire lié à une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer. Avec une incidence de 1,49/100 personnes/an, la démence représente, elle aussi, un problème de santé majeur puisqu’elle est caractérisée par la présence d’une atteinte des fonctions cognitives ce qui perturbe la vie quotidienne et conduit à la dépendance. Les facteurs de risque impliqués dans l’apparition de telles pathologies peuvent être environnementaux (tabagisme, faible niveau d’éducation, faible activité physique), génétiques mais également nutritionnels. En effet, comme il a été démontré pour plusieurs pathologies chroniques comme les maladies cardiovasculaires ou l’ostéoporose, l’alimentation joue un rôle important dans la réduction des risques. Cette expertise de l’ANSES indique que : Enfin, compte tenu du vieillissement de la population, le nombre de sujets âgés susceptibles de souffrir d’atteinte cognitive et de démence est appelé à augmenter dans les prochaines années et représente donc un enjeu médical, social et économique important qu’il faut prendre en charge. Les facteurs liés à l’alimentation représentent un aspect majeur car il s’agit de facteurs modifiables sur lesquels il est possible d’intervenir en termes de prévention : il est donc important de surveiller son alimentation à tout âge et de veiller à couvrir au mieux ses besoins nutritionnels. Source : Rapport de l’ANSES : Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles. Source image : « brain-1845940_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
télécharger en pdf (341 K0) Les maladies cardiovasculaires ou MCV constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins. Elles sont à l’origine de plus de 40 % des décès annuels dans l’Union Européenne et se situent au deuxième rang des causes de décès en France. De plus, avec un coût de plus de 192 milliards d’euros par an en Europe, les MVC représentent un défi socio-économique majeur. Outre la part de génétique, les principaux facteurs de risque des maladies coronariennes sont le manque d’activité physique, le tabagisme, l’abus d’alcool et la mauvaise alimentation. Ces facteurs environnementaux se traduisent généralement par une hypertension artérielle, une hyperglycémie, une augmentation du cholestérol sanguin et en particulier du LDL, (Low Density Lipoprotein : protéine de basse densité = mauvais cholestérol) mais également par un surpoids ou une obésité et sont donc responsable à 80 % de l’apparition de MVC. Un groupe de travail de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a étudié de nombreuses méta-analyses et plus de 15 cohortes humaines dans le but de comprendre les relations entre consommation de groupes d’aliments et risques de maladies cardiovasculaires. A partir de ces données, il a été constaté que la consommation des produits suivants était associée à une réduction du risque de MVC : Au contraire, la consommation des produits suivants est associée à une augmentation du risque de MVC : Enfin, par manque de données, ce rapport ne se prononce pas sur un lien entre l’ingestion d’œufs, de produits laitiers, de café, de légumineuses ou encore de fruits à coque et le risque cardiovasculaire. Ce rapport n’a pas non plus pris en compte les pratiques culinaires et les modes de cuissons. L’ANSES, dans ce rapport, démontre bien que l’alimentation est un facteur très important dans l’apparition de certaines pathologies chroniques. Comme le rapporte Ford et al en 2011, l’adoption d’un comportement sain (n’avoir jamais fumé, une activité physique suffisante, une alimentation saine et une consommation modérée d’alcool) réduit le risque d‘événements cardiovasculaires de 65 % ! L’accident vasculaire cérébral fait parti des MVC. Pour tout savoir sur l’AVC, consultez l’actualité suivante : « L’accident vasculaire cérébral« Source : Rapport de l’ANSES : Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles Source image : « delicious-1178513_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. Maladies cardiovasculaires
télécharger en pdf (317 K0) La sclérose en plaques (SEP) est une maladie du jeune adulte qui représente la première cause non traumatique de handicap sévère chez les trentenaires. En France, la SEP touche près d’une personne sur 1 000, soit environ 75 000 malades, dont les deux tiers sont des femmes. Qu’est-ce que la sclérose en plaques ? Cette maladie se caractérise par une inflammation du système nerveux central. Le système immunitaire des personnes malades considère la myéline (gaine entourant les cellules nerveuses) comme étrangère au corps et la détruit. Or cette gaine a pour rôle d’accélérer la transmission du message nerveux. Ainsi, aux endroits où la myéline est détruite, les influx nerveux sont plus lents voire inexistants, ce qui provoque les symptômes de la maladie. Quels sont les symptômes ? Les premiers signes sont souvent les troubles de la vision, suivis par ceux de la marche et de l’équilibre. Il peut également s’agir par la suite de fatigue, de troubles urinaires, sexuels ou de la concentration. Les troubles s’installent progressivement et durent de quelques jours à quelques semaines, avant de disparaître, avec ou sans séquelles.Les symptômes sont très variés : en fonction de la zone du cerveau ou de la moelle épinière touchée, il peut s’agir de perturbations motrices, sensitives et cognitives : troubles de l’équilibre, troubles urinaires, fatigue musculaire, troubles de la mémoire, de la concentration ou encore dépression. Dans 15% des cas, la phase initiale de poussées (forme récurrente-rémittente) n’existe pas et les symptômes apparaissent directement progressivement puis s’aggravent avec le temps. Cette forme, appelée primitivement progressive, est de plus mauvais pronostic. Elle survient en général après l’âge de 40 ans. Comment la diagnostiquer ? Il n’existe pas d’examens spécifiques permettant de diagnostiquer la sclérose en plaques. Le diagnostic est réalisé après un examen chez un neurologue, une IRM et éventuellement une ponction lombaire qui détecte l’inflammation du système nerveux central. L’objectif de ces examens est de confirmer une inflammation chronique et limitée au système nerveux central. Quelles sont les deux formes de la SEP ? La forme évolutive par poussées (85% des cas) : les symptômes apparaissent rapidement en quelques heures ou en quelques jours puis ils régressent totalement ou partiellement en quelques semaines (forme aussi appelée récurrente-rémittente). La forme progressive (15%) : les symptômes apparaissent progressivement puis s’aggravent avec le temps. Cette forme survient en général après l’âge de 40 ans et un handicap permanent peut s’installer. Quels sont les facteurs de risque ? Il existe des facteurs génétiques et environnementaux favorables à l’apparition de la SEP. Le niveau d’ensoleillement influence le développement de la maladie : les zones de haute prévalence (où la SEP touche plus de 100 personnes sur 100 000) correspondent aux pays nordiques comme la Scandinavie, l’Ecosse ou le Canada. Dans les pays méditerranéens, cette maladie touche moins de 5 personnes sur 100 000. Le tabagisme représente aussi un facteur de risque. De nombreux virus ont été incriminés (rage, herpès, rubéole, rougeole…), mais leur implication n’a jamais été prouvée. Quels traitements ? La cortisone est le traitement de référence en cas de forme par poussées et des traitements de fond sont utilisés pour réguler l’activité du système immunitaire (immunomodulateurs et immunosuppresseurs). Ces traitements permettent de prévenir les formes récurrentes-rémittentes de la maladie, mais pas les formes progressives. En parallèle aux traitements médicamenteux, la rééducation aide les malades à entretenir leur capital musculaire afin d’éviter la perte d’autonomie. Et pour prévenir une fonte musculaire à partir de 50 ans, une supplémentation en citrulline peut être envisagée, cet acide aminé ayant d’ores et déjà fait ses preuves dans l’augmentation de la force et de la fonction musculaires, la lute contre la dystrophie musculaire liée à l’âge. Sources : Dossier de l’INSERM réalisé en collaboration avec Bernard Zalc, Directeur de recherche à l’Inserm, à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (Paris) – Octobre 2014 Une étude a permis de découvrir 29 gènes associés à la maladie : sauf que cette étude-là a permis de découvrir 48 nouveaux variants : http://www.nature.com/ng/journal/v45/n11/full/ng.2770.html Image: « Multiple_Sclerosis« Mise à disposition selon les termes de la licence Wikimedia.
connectées télécharger en pdf (340 K0) Grâce à l’essor d’internet, des téléphones intelligents et des tablettes, le marché des applications et des objets connectés est en pleine croissance depuis quelques années et se développe dans plusieurs domaines, dont celui de la santé. En 2011, l’OMS définit la santé mobile (ou m-santé) : « Pratiques médicales et de santé publique supportées par des appareils mobiles, tels que les téléphones mobiles, les dispositifs de surveillance des patients, les PDA (Personal Digital Assistant) et autres appareils sans fil. » La France compte 7 millions de personnes qui s’informent sur la santé via leur mobile ou tablette. Ces personnes ont téléchargé en moyenne 2,7 applications (plus de la moitié se sont contentées d’une seule application), essentiellement gratuites (à 87%), qu’ils ont localisées via une recherche sur internet (29%) ou un magasin d’applications (28%). Le Livre blanc Santé connectée, publié par l’Ordre des Médecins, recense plus de 100 000 applications santé en 2013, soit quinze fois plus qu’en 2010 : le nombre des applications mobiles santé est passé de 6 000 en 2010, à 20 000 en 2012 et 100 000 en 2013. Aujourd’hui, il existerait plus de 165 000 applications mobiles de santé (IMS Health, Septembre 2015). Contrairement aux applications, les objets connectés sont mieux connus des Français : 53% en ont déjà entendu parler dans le domaine santé et bien-être (panel CCM Benchmark, mars 2014). Au top 5 des objets les plus prisés: balances, bracelets, montres, piluliers et tensiomètres. 23% de Français déclarent utiliser un objet connecté (sondage BVA/Syntec numérique), et 11% en auraient déjà adopté un dans le contexte santé et bien-être (parmi eux, un sur dix a plus de 55 ans). Le choix s’oriente dans la majorité des cas vers une balance. Les balances connectées permettent en plus d’informer sur le poids corporel, de réaliser un suivi de l’IMC et de la composition corporelle (masses grasses, hydrique, musculaire…). Le progrès ne s’arrête pas là : bientôt ce seront des objets connectés intégrés au corps, à l’image des lentilles qui mesurent le taux de sucre dans le sang ou du patch électronique greffé sous la peau qui mesure les signes vitaux comme la température, le pouls, la respiration et la pression artérielle et qui envoie les analyses sur votre mobile. Chez les malades chroniques, la santé mobile est un peu plus répandue que dans l’ensemble de la population, comme le souligne l’étude « À la recherche du ePatient ». Téléphones portables et e-mail permettent de mettre en relation médecins et malades chroniques : plus de 20% d’entre eux disposent du numéro de portable de leur médecin et/ou de son adresse de messagerie électronique. La santé mobile ouvre des portes à un système de santé plus moderne et peut-être plus efficace. Les outils de la santé mobile contribuent en premier lieu à l’éducation à la santé. Dans son livre vert, la Commission européenne retient essentiellement trois bénéfices potentiels de ces outils : une prévention accrue et une meilleure qualité de vie, des systèmes de santé plus efficients et plus durables, et des patients plus responsables. Source : Livre blanc Santé connectée. Ordre des médecins. Janvier 2015 Image : « ui-771829 » Mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. connectées connectées
télécharger en pdf (286 K0) Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge est la première cause de malvoyance dans les pays industrialisés. Aujourd’hui, en France, près d’un million de personnes de plus de 50 ans ont des problèmes de vue causées par la ceci. Cette maladie provoque une perte d’autonomie visuelle pouvant entraîner une perte d’autonomie générale chez les personnes âgées. Qu’est-ce que la DMLA ? La DMLA est un vieillissement anormalement rapide de la macula. La macula est la zone centrale de la rétine, à l’arrière de l’œil, où convergent les images, elle assure la vision centrale.Il existe deux formes de DMLA : – La DMLA « sèche » ou atrophique (85 % des cas) se caractérise par la disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire de la rétine et l’apparition de dépôts lipidiques appelés « drusen ». Cette forme évolue lentement. – La DMLA « humide » ou exsudative (15%) se caractérise par la formation de nouveaux vaisseaux («néovaisseaux») sous la rétine. Son évolution peut être particulièrement rapide. Quels sont les symptômes ? Les premiers signes se manifestent par : – La nécessité d’augmenter la puissance d’éclairage pour lire ou écrire – La difficulté pour percevoir les détails et les contrastes – La déformation et le gondolement des lignes droites – L’apparition d’une tâche plus ou moins foncée qui ampute la vision au centre du champ visuel Ces symptômes doivent vous pousser à consulter un ophtalmologiste au plus vite. La DMLA peut apparaître dès l’âge de 50 ans mais son diagnostic est souvent fait 10 à 15 ans plus tard. Quels sont les facteurs de risque ? L’âge est le premier facteur de risque de DMLA. Le tabagisme entre également en compte : il augmente le risque de survenue de la maladie d’un facteur 3 à 6. L’obésité double le risque de DMLA. La sédentarité et un déséquilibre alimentaire, et notamment une alimentation pauvre en antioxydants, jouent aussi un rôle dans la survenue de la DMLA. Comment prévenir la DMLA ? Il est préconisé d’arrêter de fumer et d’avoir une alimentation riche en antioxydants : légumes, fruits frais, poisson gras (saumon, sardine, anchois…). Il est également recommandé d’avoir une activité physique régulière adaptée à son âge. Comment diagnostiquer ? Pour le diagnostic, la première étape consiste à mesurer l’acuité visuelle (capacité à percevoir les petits objets) de près et de loin. Puis l’ophtalmologiste procède à un examen du fond d’œil. Suivant la forme de DMLA diagnostiquée, d’autres examens peuvent vous être prescrits comme l’angiographie (photographie de la rétine après injection intraveineuse d’un colorant fluorescent) et l’OCT (Tomographie en Cohérence Optique, procédé d’imagerie qui fournit des informations complémentaires aux images angiographiques). Quels traitements ? Seule la DMLA exsudative peut être soignée grâce à un traitement anti-VEGF qui freine la prolifération des néovaisseaux, le VEGF étant un facteur de croissance qui permet la formation des néo-vaisseaux. La prise en charge non médicamenteuse de la DMLA (exsudative et atrophique) repose sur la rééducation basse-vision (permettant de mobiliser des zones de la rétine non touchées) et les systèmes optiques (grossissants). Source : : DMLA Dégénérescence Maculaire liée à l’âge– Juillet 2014. Image : : Wikimedia.
télécharger en pdf (290 K0) Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus d’un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle, ce qui en fait la pathologie chronique la plus fréquentedans le monde. 1) Qu’est-ce que l’hypertension ? L’hypertension artérielle se définit par une pression sanguine trop importante dans les artères (vaisseaux sanguins conduisant le sang du cœur aux organes). Cette pression fragilise les artères et provoque leur rigidification voire leur obstruction par des dépôts lipidiques (on parlera d’athérosclérose). Le diagnostic de l’hypertension repose sur la mesure de la pression artérielle le plus souvent en cabinet médical par un brassard tensiomètre qui va donner deux chiffres : la Pression Artérielle Systolique (PAS, pression lors de la contraction du cœur) et la Pression Artérielle Diastolique (PAD, pression lors de la décontraction du cœur). Le diagnostic d’une hypertension est établi si PAS ≥ 140mmHg et PAD ≥ 90mmHg, les médecins parleront aussi d’une tension supérieure à 14/9. Cecidoit être confirmé par des mesures répétées au cours de trois consultations successives, sur une période de 3 à 6 mois. 2) Quels sont les risques associés à l’hypertension ? L’hypertension, en fragilisant les artères qui irriguent le cerveau, le cœur, les reins ou encore les membres inférieurs, augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), d’infarctus du myocarde, d’insuffisance rénale chronique… mais aussi un épuisement du muscle cardiaque. 3) Qui est concerné ? Selon l’OMS, 50 % des femmes et 30 % des hommes âgés de 65 à 75 ans souffrent d’hypertension artérielle. L’hypertension est, après le tabagisme, la deuxième cause de mortalité avec 13% des décès annuels dans le monde. 4) Comment reconnaitre l’hypertension ? L’hypertension est souvent diagnostiquée tardivement en raison de l’absence de symptômes. L’étude française ENNS (Etude Nationale Nutrition Santé, 2006) a révélé que la moitié des adultes ignoraient leur hypertension. Néanmoins, certains troubles peuvent alerter comme par exemple des forts maux de tête le matin au réveil ou tout au long de la journée, des vertiges, des troubles de la vue, des palpitations cardiaques, des suées, ou encore des saignements de nez. 5) Quelles sont les causes de l’hypertension ? L’âge est le principal facteur en cause car le vieillissement est associé à une perte d’élasticité des artères. D’autres facteurs de risque comme le surpoids, la sédentarité ou encore l’alimentation (excès en sel, forte consommation d’alcool…) contribuent à augmenter la pression artérielle soit en augmentant le volume sanguin (le sel favorisant l’attraction de liquide dans les vaisseaux), soit en augmentant la rigidité des artères. 6) Quels traitements ? Il existe plusieurs traitements médicamenteux qui visent à baisser la pression artérielle sous la barre des 140/90 mmHg : les diurétiques thiazidiques, les bêta-bloquants, et les inhibiteurs calciques. Plusieurs facteurs favorisant l’hypertension sont modifiables par de simples mesures hygiéno-diététiques, en particulier la pratique d’une activité physique modérée pendant au moins 30 minutes par jour, une alimentation équilibrée avec une modération des apports en sel et de la consommation d’alcool. Néanmoins, en l’absence d’amélioration après trois mois, un traitement hypotenseur s’impose. Source: Hypertension artérielle. Dossier de l’INSERM réalisé en collaboration avec Alain Tedgui, Directeur du Paris-Centre de recherche Cardiovasculaire (PARCC) à l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) et Directeur de Recherche Inserm U970 – Janvier 2014. Image:Mise à disposition selon la licence Torange.fr
protéasome télécharger en pdf (250 K0) De nombreux changements physiologiques et morphologiques se produisent au cours du vieillissement : cheveux blancs, rides, manque de tonus…De nombreuses preuves scientifiques ont pu montrer que l’accumulation de molécules oxydées est à l’origine du vieillissement cellulaire. Heureusement, l’organisme est doté de systèmes cellulaires qui permettent d’éliminer ces molécules : parmi eux, le protéasome, complexe protéique qui élimine les protéines oxydées. Il joue un rôle important dans la réponse au stress oxydant et ralentit le vieillissement cellulaire. L’existence d’un rythme circadien (c’est à dire sur 24 h) avec une fluctuation au cours de la journée de certains paramètres physiologiques tels que la température du corps, la production hormonale ou la pression sanguine a amené une équipe de l’INSERM* à s’interroger sur l’influence de l’horloge biologique sur le vieillissement cellulaire et en particulier sur l’activité du protéasome. Des cultures de cellules rénales embryonnaires humaines HEK293 ainsi que des fibroblastes HDF (cellules primaires du derme) sont étudiées pendant 50 h. Elles sont collectées toutes les 4h et les protéines sont extraites et quantifiées. L’activité du protéasome est mesurée. Les résultats montrent que l’activité du protéasome présente des oscillations régulières d’environ 24h suggérant ainsi une réponse à l’horloge biologique. Cependant, la production de protéines ne fluctue pas, suggérant que la réponse à l’horloge biologique du protéasome dépend de son activation et non de sa production. De ce fait des activateurs du protéasome ont été suivis. Ainsi, dans les deux modèles cellulaires HEK 293 et HDF, l’activateur PA28αβ présente bien une périodicité dans son expression génétique et dans sa quantité cellulaire. Cependant, l’observation de cellules âgées a aussi permis de montrer que les activités du protéasome étaient jusqu’à 4,5 fois plus faibles que dans des jeunes cellules, tandis que la quantité de protéines oxydées était environ 2 fois plus élevée. Et contrairement aux jeunes cellules, les activités du protéasome ne présentent aucune rythmicité circadienne dans les cellules âgées. Par conséquent, passé un certain âge, l’horloge biologique n’a plus d’effet sur le protéasome, son activité diminue et le stress oxydant augmente provoquant le vieillissement cellulaire. « Il serait donc intéressant de tester l’effet de la réactivation expérimentale de la rythmicité circadienne du protéasome sur le métabolisme cellulaire, afin d’apprécier si la cellule rajeunit en étant moins oxydée » propose le chercheur Bertrand Friguet, avec l’idée d’apporter des réponses dans le cadre de la médecine antivieillissement. * unité 1164 Inserm/CNRS/université Pierre et Marie Curie, Adaptation biologique et Vieillissement, Institut de Biologie Paris Seine (IBPS), Paris Source: Desvergne & al. Circadian modulation of proteasome activity and accumulation of oxidized protein in human embryonic kidney HEK 293 cells and primary dermal fibroblasts. Free Radic Biol Med, édition en ligne du 1er mars 2016. Image : « the-eleventh-hour-758723_960_720 ». Mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
télécharger en pdf (277 K0) Pour la 4e année consécutive, la revue Prescrire spécialiste en traitements et stratégies de soins, publie un bilan des médicaments à écarter. Cette analyse, portant sur des médicaments analysés durant six ans, de 2010 à 2015, a recensé 74 médicaments dont la balance bénéfices-risques est défavorable : autrement dit, ces médicaments sont plus dangereux qu’utiles. La revue Prescrire apporte donc une analyse attentive des effets indésirables de ces médicaments. Les effets indésirables sont souvent moins étudiés que l’efficacité. Au moment de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament, beaucoup d’incertitudes peuvent persister : certains effets indésirables rares mais graves ne sont pas repérés lors des essais, et le sont parfois seulement après plusieurs années d’utilisation par un grand nombre de patients. Ces médicaments à écarter peuvent être des médicaments actifs, mais qui compte tenu de la situation clinique exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent. Parmi ces médicaments dangereux nous pouvons en citer quelques-uns: Maladies cardiovasculaires : Le bézafibrate (Befizal°), le ciprofibrate (Lipanor° ou autre) et le fénofibrate (Lipanthyl° ou autre) sont des hypocholestérolémiants sans efficacité préventive cardiovasculaire au-delà d’un effet placebo, et exposent à de nombreux effets indésirables, notamment cutanés, hématologiques et rénaux. Antidouleur: L’analyse des effets indésirables cardiovasculaires des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) a conduit à constater que le diclofénac (Voltarène° ou autre) expose à plus d’effets indésirables cardiovasculaires (infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques…) que d’autres AINS, tels que l’ibuprofène (Brufen° ou autre) ou le naproxène (Apranax° ou autre) à la dose maximale de 1 200mg par jour, sans avantage d’efficacité. Le paracétamol est l’antalgique de premier choix : il est efficace dans les douleurs modérées et présente peu de danger quand sa posologie est maîtrisée. Il peut ainsi être prescrit pour traiter l’arthrose. En effet, les médicaments autorisés dans le traitement de fond de l’arthrose sont à écarter, car ils n’ont pas d’efficacité démontrée au-delà de l’effet placebo, mais des effets indésirables notables. La glucosamine (Voltaflex° ou autre) par exemple expose à des réactions allergiques (angioedèmes, néphropathies interstitielles aiguës) et à des hépatites. Ostéoporose : Plusieurs médicaments autorisés dans l’ostéoporose sont à écarter car leur efficacité est au mieux modeste. Le dénosumab (Prolia°) par exemple a une efficacité très modeste en prévention des fractures et expose à des douleurs dorsales et musculosquelettiques et à des infections graves. Dans cette situation, quand les moyens non médicamenteux et l’apport de calcium et de vitamine D sont jugés d’efficacité insuffisante, l’acide alendronique (Fosamax° ou autre), voire le raloxifène (Evista° ou autre) en alternative, ont une meilleure balance bénéfices-risques. Gastro-entérologie : La dompéridone (Motilium° ou autre) et le dropéridol (Droleptan°), des neuroleptiques (antipsychotiques), exposent à des troubles du rythme cardiaque et des morts subites, disproportionnés par rapport aux symptômes traités et à leur faible efficacité sur les nausées et vomissements ; et, pour la dompéridone, sur les reflux gastro-œsophagiens. Dans les reflux gastro-œsophagiens, d’autres médicaments ont une balance bénéfices-risques beaucoup plus favorable, tels les antiacides ou l’oméprazole (Mopral° ou autre). Il n’y a donc pas de raison valable que ces médicaments plus dangereux qu’utiles restent sur le marché, selon la revue Prescrire. Source: La Revue Prescrire Bilan Février 2016/Tome 36 N° 388, pages 138 à 146.Image: « allergy-18656_640 » de PublicDomainPictures. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Pixabay.
télécharger en pdf (342 K0) Il ne s’agit pas d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années. C’est dans cet esprit qu’un réel débat est ouvert autour de l’amélioration de la situation des personnes âgées et/ou en perte d’autonomie. En 2015, une nouvelle enquête Baromètre Autonomie enregistre l’évolution des pensées sur la perte d’autonomie auprès de 1 600 personnes (dont plus de 60% ont entre 40 et 65 ans). Depuis 2012, un projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement a permis de mettre en lumière la volonté générale d’être à l’écoute des personnes âgées. Cette loi repose sur une anticipation et une adaptation de la société face au vieillissement de la population. Parmi ces adaptations, l’accompagnement à la personne doit être au centre du débat car 80% des Français plébiscitent le maintien à domicile lorsqu’il s’agit d’envisager l’aide à apporter à un proche. Cependant seul 50% pensent que la famille peut agir seule, d’où la prise de conscience des charges pesant sur l’aide familiale en termes financiers, mais aussi de temps, de stress, de pression psychologique et physique ou encore concernant la difficulté à concilier le rôle d’aidant avec la vie professionnelle et personnelle. Cette enquête indique que 62,3% des Français ne connaissent pas le coût mensuel moyen dépensé par une personne en perte d’autonomie. Aujourd’hui ce coût est estimé à environ 1 800 € par mois à domicile et 2 500 € par mois en établissement, dont environ 1 000€ de reste à charge. (Source : Fondation Alzheimer) Concernant le financement de la perte d’autonomie, les résultats de l’enquête montrent que : La perte d’autonomie implique bien souvent une aide informelle ou familiale, qui commence à être reconnue politiquement : Cependant, aidant est une activité à hauts risques car 83% des aidants déclarent ressentir une charge lourde et éprouvent un sentiment de solitude. Les aidants sont exposés à un risque de surmortalité de 60% dans les 3 ans qui suivent le début de la maladie de leur proche. D’ailleurs, l’enquête Baromètre Autonomie montre que les français sont à 75,6% pour les aménagements des horaires des aidants, à 81,8% pour le maintien de leurs droits sociaux et à 72,5% pour le renforcement de l’aide au répit. De ce fait, cette enquête a permis de mettre en lumière les attentes de la société en termes de vieillissement : les Français souhaitent un financement solidaire, complémentaire et pérenne du risque de perte d’autonomie, une meilleure reconnaissance du statut d’aidant, et une réforme de la prise en charge en établissement. Il s’agit aujourd’hui de changer de regard sur « les vieux » et de se sentir tous concernés par la question, bien que pour la plupart la perte d’autonomie reste encore taboue car elle fait peur ou parait lointaine. Source : Baromètre Autonomie OCIRP, 2015
télécharger en pdf (331 K0) La gonarthrose ou arthrose du genou est une maladie relativement peu répandue mais cependant très handicapante. Que savez-vous sur la gonarthrose ? Nous vous proposons de faire le point sur le sujet en 6 questions : 1) Qu’est-ce que la gonarthrose ?La gonarthrose est une arthrose du genou. Comme toutes les articulations, le genou est formé d’os recouverts à leur extrémité de cartilage, une matière molle permettant aux os de glisser l’un contre l’autre pour rendre l’articulation mobile. La gonarthrose correspond à la dégradation du cartilage, conduisant à une diminution de son épaisseur, rendant sa surface irrégulière et induisant à terme des défauts de glissements et donc des mouvements articulaires difficiles et douloureux. 2) Quelles sont les causes de la gonarthrose ?L’âge et l’obésité ou le surpoids sont les facteurs de risque les plus importants. Les défauts de l’axe du genou et les antécédents traumatiques influencent aussi l’apparition de la maladie. Certaines activités sportives pratiquées de façon intensive et qui sollicitent le genou peuvent également être en cause : football, rugby, ski… 3) Comment se manifeste la gonarthrose ?C’est la douleur qui alerte le patient. La douleur peut être localisée (face interne, externe, ou dans le creux arrière) ou toucher l’ensemble du genou. La raideur du genou survient plus tardivement, caractérisée par une limitation des mouvements que ce soit l’extension ou la flexion. L’arthrose avérée peut conduire à une déformation des genoux qui se rapprochent ou s’éloignent l’un de l’autre. 4) Quels sont les traitements possibles ?Le but essentiel du traitement est de soulager la douleur. Le traitement est essentiellement médical au début : l’échec éventuel de ce type de traitement peut conduire au traitement chirurgical. Le patient est interrogé sur certaines caractéristiques précises de la douleur et des examens radiographiques sont menés pour analyser l’usure du cartilage. Des médicaments pour réduire la douleur sont prescrits : c’est le cas des anti-inflammatoires comme le paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme le diclofénac.Des injections peuvent aussi être réalisées directement dans le genou : corticoïdes ou acide hyaluronique vont réduire la douleur.La perte de poids permet de réduire les pressions exercées sur le genou. L’exercice physique et le renforcement musculaire représentent un moyen efficace de lutte contre l’arthrose, car les masses musculaires soutiennent et protègent le genou de l’usure du cartilage.Le traitement chirurgical repose sur deux pratiques :– l’ostéotomie : l’os est sectionné puis réajusté, ce qui va permettre de mieux répartir le poids du corps au sein de l’articulation.– La prothèse : remplace le cartilage usé. La procédure consiste à retirer complètement l’articulation pour la remplacer par une prothèse. 5) Comment réduire la douleur au quotidien par des gestes simples ?On peut réduire la pression sur le genou par la limitation de la charge : par l’utilisation d’une canne traditionnelle ou médicale. On peut également avoir recours à des talonnettes ou des semelles orthopédiques conçues sur mesure pour chaque patient en fonction des douleurs ressenties. Il faut éviter le port de charges : utiliser une poussette de marché à la place du panier, ou encore avoir recours à la livraison des courses alimentaires… 6) Existe-t-il des solutions naturelles ?Pour soulager les articulations douloureuses, on peut les masser avec des huiles essentielles comme celles de poivre, de menthe, d’eucalyptus citronné ou de gaulthérie. On peut aussi faire des décoctions et tisanes d’aubier de tilleul ou de reine-des-prés, reconnues pour leurs propriétés antidouleur. Source : Docteur Vincent Chassaing, Arthrose du genou (gonarthrose). Image: Cette oeuvre est mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
télécharger en pdf (328 K0) Un médicament contrefait est « un médicament qui imite le conditionnement, la forme, la couleur et la présentation du médicament original », déclare le Pr. François CHAST sur la vidéo de l’Institut International de Recherche Anti Contrefaçons de Médicaments (IRACM). La contrefaçon de médicaments existe depuis des siècles. Seulement, depuis les années 2000, la lumière est mise sur ce phénomène planétaire: la falsification de médicaments, générant jusqu’à 200 milliards de dollars par an, est désormais qualifiée par l’OMS d’activité criminelle organisée. De plus en plus de scandales ont révélé une circulation massive de faux médicaments sur les cinq continents : – Une étude réalisée en 2001 par l’OMS sur les produits anti-malaria en Asie a révélé que, sur 104 médicaments en circulation, 38 ne contenaient aucune substance active et n’avaient donc aucun effet. – En Chine, en 2009, l’ingestion d’une contrefaçon d’un antidiabétique traditionnel (hypoglycémiant) contant six fois la dose normale de glibenclamide a causé deux morts et a conduit à l’hospitalisation de neuf personnes. Un médicament contrefait peut être sans principe actif, avec un principe actif diminué, ou encore contenir des substances toxiques. C’est un phénomène mondial qui touche principalement les pays émergents, comme les pays d’Afrique ou d’Asie où les médicaments contrefaits représentent 30% des médicaments commercialisés. Les médicaments les plus souvent contrefaits sont les traitements contre le VIH, le paludisme et la tuberculose. Or ces médicaments pourraient causer jusqu’à 700 000 décès par an dans le monde. Les trafiquants s’intéressent aux pays pauvres où les gens ne peuvent pas acheter de médicaments au prix normal, et aux pays où il est légal de vendre des médicaments via Internet. De ce fait, l’IRCAM a été créé pour mettre en garde les consommateurs des dangers de la toile et des sites frauduleux proposant des médicaments ou compléments alimentaires sans effets et qui peuvent se révéler toxiques. Le rôle de l’IRACM est de lutter contre les médicaments contrefaits et de protéger les consommateurs. Les gouvernements, les agences de santé, les associations et les laboratoires pharmaceutiques, sont autant d’acteurs impliqués dans la lutte contre ce trafic. La lutte passe par l’information, la formation et la prévention. Plusieurs actions ont été menées partout dans le monde dans le but de sécuriser les produits pharmaceutiques et leurs filières d’approvisionnement. Un exemple de ces actions est l’attribution d’un label et d’un logo aux sites internet commercialisant de manière légale des médicaments et répondant aux critères de qualité et de fiabilité dans leur approvisionnement. Vous pouvez désormais consulter la liste des pharmacies françaises autorisées à vendre des médicaments sur Internet sur le site du Ministère de la Santé. Ainsi, l’IRCAM appelle à une grande vigilance de la part de tous dans cette lutte contre les faux médicaments. Source: IRCAM Institut International de Recherche Anti contrefaçon des Médicaments, disponible sur http://www.iracm.com/ IRACM, Contrefaçon de médicaments un enjeu pour la santé publique (1) [VIDEO], janvier 2015. Image: « pills-943764_640 » de TBIT. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Pixabay.
La population mondiale vieillit, mais pas en bonne santé. Dans une série du journal scientifique The Lancet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) détaille les défis à venir pour les gouvernements du monde entier. La revue The Lancet a récemment publié une série sur la santé et le vieillissement qui constate une grande lacune des systèmes de santé pour résoudre les défis liés au vieillissement de la population au niveau mondial. La hausse de la fréquence des maladies chroniques et la baisse de la qualité de vie sont en passe de devenir un défi majeur pour la santé publique, du fait du vieillissement global de la population. L’ensemble de la population vit de plus en plus longtemps. Ainsi, à l’horizon 2020 et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans aura dépassé le nombre d’enfants en bas âge (moins de 5 ans) tandis qu’en 2050, la population mondiale des seniors aura atteint 2 milliards de personnes contre 841 millions en 2014. Comme le souligne l’OMS, la mise en place de stratégies peu coûteuses et efficaces pour réduire le tabagisme et l’hypertension artérielle, ainsi que l’amélioration des couvertures de santé ont permis dans les pays à revenu élevé à une baisse de la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires. Pour autant, l’augmentation de la longévité grâce à l’amélioration des conditions de santé ne signifie pas que l’espérance de vie en bonne santé augmente. A ce titre, l’académie nationale de médecine publiait en Mai 2014 un rapport dans lequel elle faisait état qu’entre 2008 et 2013 en France, les incapacités fonctionnelles de la vie quotidienne se sont aggravées pour les français des 2 sexes âgés de 50 à 65 ans. La diminution de l’espérance de vie en bonne santé fonctionnelle (c’est-à-dire sans limitation dans les actes de la vie quotidienne) s’explique par un allongement plus important des années totales de vie que des années de vie indépendante et autonome. Les raisons de cette tendance à la pandémie de dépendance sont multiples et intriquées (niveaux d’éducation, styles et conditions de vie, obésité́, et augmentation de la précarité́). Par exemple, d’après les dernières estimations, on s’attend à ce que le nombre de personnes atteintes de démence triple en passant de 44 millions à l’heure actuelle à 135 millions à l’horizon 2050. Le Dr. John Beard, Directeur du Département Vieillesse et qualité de vie de l’Organisation Mondiale de la Santé, affirme que : « Des réformes profondes et fondamentales des systèmes de santé et d’aide sociale seront requises. Mais nous devons être attentifs à ce que ces réformes n’aggravent pas les inégalités qui sont à l’origine d’une grande partie de la mauvaise santé et des limitations fonctionnelles que nous observons chez les personnes âgées ». Le Dr. Ties Boerma, Directeur du Département Statistiques sanitaires et systèmes d’information à l’OMS, poursuit : « Si certaines interventions pourront s’appliquer dans le monde entier, il sera important que les pays surveillent la santé et l’état fonctionnel de leurs populations vieillissantes pour appréhender les tendances sanitaires et concevoir des programmes répondant aux besoins spécifiques qu’ils auront identifiés. Des enquêtes à l’échelle des pays, comme l’étude de l’OMS sur le vieillissement et la santé des adultes dans le monde (SAGE), le sondage mondial GALLUP et d’autres études longitudinales de cohortes sur le vieillissement au Brésil, en Chine, en Inde et en Corée du Sud, commencent à rétablir l’équilibre et apportent des données factuelles à l’appui des politiques, mais il reste encore beaucoup à faire.» Mais, la responsabilité d’améliorer la qualité de vie des ainés dans le monde va bien au-delà du secteur de la santé. Les stratégies à mettre en place doivent s’efforcer de mieux prévenir et prendre en charge les maladies chroniques, en proposant des soins de santé à la portée de tous et en prenant en considération l’environnement physique et social des malades. Comme pistes pour mettre en place ce « bien vieillir », on peut citer, pour exemples, l’encouragement des seniors à poursuivre une activité professionnelle, le dépistage précoce et la prévention de la fragilité, de la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, et des maladies chroniques (plutôt que le traitement) développer les cliniques mobiles pour les populations rurales… Le Dr. Chatterji, également du Département Statistiques sanitaires et systèmes d’information à l’OMS, rajoute pour conclure : « Nous devons collectivement regarder au-delà des coûts associés couramment au vieillissement pour réfléchir aux avantages que peut apporter à l’ensemble de la société une population âgée, en meilleure santé, plus heureuse et plus productive ». Sources : OMS : Communiqué de presse «Bien vieillir»: une priorité mondialeRapport : Importance du concept de FRAGILITÉ pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement –
L’incontinence urinaire est la perte incontrôlée et soudaine des urines. On estime qu’elle concerne au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans et 1 femme sur 3 de plus de 70 ans. Cependant, la prévalence de l’incontinence est difficilement mesurable car elle reste un sujet tabou. On estime que seule une personne sur trois ose en parler à son médecin. Beaucoup de personnes âgées pensent qu’il s’agit d’un phénomène lié au vieillissement pour lequel l’utilisation de protections est la seule solution. Pourtant, une nouvelle étude Canadienne montre que la danse est une solution efficace pour réduire les symptômes. Même si le vieillissement lui-même n’est pas à l’origine de l’incontinence, les modifications normales qui se produisent dans les systèmes urinaires et génitaux avec l’avancement en âge facilitent l’apparition de cette affection chez les personnes âgées. Par exemple, les muscles pelviens peuvent se relâcher avec l’âge et rendre le fonctionnement du sphincter vésical plus difficile. C’est le cas d’une femme sur 5 souffrant d’incontinence. La rééducation périnéale ou pelvienne, souvent pratiquée par les femmes suite à un accouchement, contribue efficacement à améliorer les symptômes. Cependant, ce programme de rééducation souvent mis en place chez un kinésithérapeute et demandant une séance par semaine, n’est pas toujours facile a suivre chez la personne âgée. C’est pourquoi, le Dr Chantal Dumoulin, professeur d’urologie, gynécologie et vieillissement à l’Université de Montréal et son équipe de chercheurs canadiens a tenté de mettre au point un programme incluant la dimension de plaisir et une socialisation de la personne âgée. C’est un système de rééducation du muscle pelvien combinant des exercices et une série de mouvements de danse à suivre sur vidéo, type console de jeu. Après 12 semaines, il a été observé chez les 24 participantes âgées en moyenne de 65 ans une forte diminution des fuites urinaires quotidiennes en comparaison avec un programme de rééducation classique. Autre point très important, 92% des participantes ont adhéré au programme et il n’y a eu aucun abandon. Les exercices de danse apportent une dimension concrète et permettent de passer un moment joyeux et convivial. Nous rappelons toutefois que le recours à différentes techniques chirurgicales ou traitements médicamenteux peut aussi, parfois, être envisagé. Source : Neurourology and Urodynamics 2014 DOI:10.1002/nau.22553 Virtual reality rehabilitation as a treatment approach for older women with mixed urinary incontinence: a feasibility study. Image : Zumba Gold voorjaar 2015, Lokaal dienstencentrum De Kim
Qu’est ce que le dispositif de nutrivigilance : Le dispositif de nutrivigilance est un système de veille sanitaire instauré en 2010 et géré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Il vise à garantir la sécurité du consommateur en identifiant les effets indésirables liés à la prise de certaines catégories de denrées alimentaires : les nouveaux aliments (ou Novel Food), les aliments enrichis en vitamines, minéraux et autres substances, les compléments alimentaires et les denrées destinées à une alimentation particulière (ex : nourrissons). La déclaration des effets indésirables est effectuée par les professionnels de santé et les industriels. Généralement, lorsque l’ANSES a reçu une déclaration d’effet indésirable, elle va se rapprocher de l’industriel pour avoir des éléments détaillés sur la composition du produit concerné. La déclaration est ensuite analysée par la cellule de nutrivigilance de l’Anses avec l’appui d’experts médicaux afin de savoir s’il y a une relation de cause à effet entre la prise du produit et l’effet indésirable. L’ANSES transfère ensuite ses conclusions au ministère concerné. En fonction du nombre de cas reçus, de leur gravité et de leur imputabilité, l’Agence peut décider de s’auto-saisir pour mener une évaluation des risques liés à la consommation de certains produits, voire de certains ingrédients. Ce fut par exemple le cas pour les boissons « énergisantes » et la levure de riz rouge. CITRAGE est depuis la mise sur le marché de ses produits très impliquée dans le dispositif de nutrivigilance et a mis en place des procédures afin d’agir au plus vite si un effet secondaire survenait suite à la prise de l’un de ces produits. Un premier bilan pour les compléments alimentaires : En 4 ans, l’ANSES a répertorié 1190 cas de nutrivigilance liés directement à la consommation de compléments alimentaires, dont 282 effets indésirables étaient jugés recevables et parmi lesquels 133 cas étaient « vraisemblables » ou « très vraisemblables » (soit moins de 11,2% du total des déclarations).Sachant que chaque année en France environ 80 millions de boites de compléments alimentaires sont vendues (soit moins de 4 cas d’effets indésirables pour 1 million de boites achetées) ce rapport permet de conclure que les compléments alimentaires bénéficiant d’un cadre réglementaire très stricte sont des produits sûrs pour le consommateur.Selon le rapport de l’ANSES, les compléments alimentaires responsables des effets indésirables recueillis sont d’abord ceux à visée minceur, puis les produits capillaires et enfin les produits agissant sur l’équilibre du cholestérol. Les effets sont en général immédiatement réversibles dès l’arrêt de la consommation du produit. Nos conseils pour éviter la survenue d’effets indésirables : • Respecter les doses recommandées et ne pas consommer plusieurs compléments alimentaires ayant les mêmes fonctions simultanément pour éviter les surdosages.• En cas de maladie ou de traitement médicamenteux, demander l’avis d’un professionnel de santé pour éviter d’éventuelles interactions.• Ne pas consommer de produits incompatibles avec son état physiologique (allergie ou intolérance par exemple).• Acheter des produits uniquement sur les circuits de vente traditionnels (magasins bio, pharmacies,…) ou sur des sites Internet français pour éviter la consommation de produits frauduleux (pour cela consulter les mentions légales du site internet).• Bien se rappeler que les compléments alimentaires ne sont pas destinés à se substituer à l’alimentation. Source : Rapport : La nutrivigilance, un dispositif au service de la sécurité du consommateur.
Dépendance L’Institut Français des Seniors a réalisé une étude en ligne, intitulée « Les seniors aidants familiaux » auprès de son panel « Silver testeur », constitué de plus de 1000 seniors de plus de 50 ans (63 ans en moyenne pour cette étude). Les principaux résultats sont les suivants : Quatre de ces seniors sur 10 ont encore la chance d’avoir un de leurs parents (31 %) ou les 2 (10 %). Dans 76% des cas, les parents habitent encore à leur domicile, 17 % sont en maison de retraite et 2% des parents habitent chez leurs enfants. Sur tous les seniors interrogés ayant encore au moins un de leurs parents, près d’un sur deux (46%) ont des parents qui connaissent des pertes d’autonomie, dont 36 % vivent à domicile. Il en résulte que près de 3 seniors sur 4 (71% des cas) sont sollicités par leurs parents entrés en dépendance. Le recours à une aide extérieure est encore faible, 45% des seniors aidants s’occupent de leurs parents en perte d’autonomie en moyenne plus de 3 heures par semaine. En effet, moins de la moitié de ces seniors aidants (44%) a recours à une aide extérieure pour s’occuper de leurs parents. Source : Enquête en ligne auprès de seniors de 63 ans en moyenne réalisée par l’Institut Français des Seniors Image : Nicola Wietrich, service photo du Département de Val de MarneDépendance
Dépendance : une loi pour favoriser le maintien Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement traite dans son premier volet de l’anticipation de la dépendance. Il a été adopté le 17 septembre 2014 à l’assemblée nationale à une large majorité et sera soumis au vote du Sénat début 2015 pour une entrée en vigueur de la loi en juin 2015. Dans un contexte de vieillissement de la population – les plus de 85 ans vont quasiment quadrupler d’ici à 2060 – l’objectif est de repérer et combattre les premiers facteurs de risque de la perte d’autonomie et de dépendance. Cette loi, préparée par Michèle Delaunay, est défendue par sa successeur au secrétariat des personnes âgées, Laurence Rossignol : « On ne finance pas la dépendance mais la prévention, l’accompagnement du vieillissement et le maintien à domicile, une solution que tous les Français appellent de leurs vœux ». Lutte contre l’isolement, affirmation des droits et liberté des personnes âgées, coup de pouce aux ateliers de prévention, incitations à repenser l’urbanisme, service civique pour les aînés : le texte propose de nombreuses pistes pour favoriser le «bien vieillir» et un changement de regard sur les aînés. Sur le plan financier, les recettes de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie) – prélèvement au taux de 0,3 % sur les pensions des retraités les plus aisés, rapportant annuellement près de 650 millions d’euros – seront mises à contribution. La moitié de cette enveloppe sera allouée à une revalorisation de l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) à domicile, qui bénéficie à 700.000 personnes. L’autre moitié sera allouée, entre autres, aux foyers logements pour personnes âgées (80 millions) et à l’adaptation de 80.000 habitations (40 millions d’euros). En revanche, l’APA des personnes dépendantes en maison de retraire ne sera pas revalorisée. Nos produits
TAGS : vieillissement, prévention, sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge, fragilité, perte d’autonomie, perte de masse musculaire, perte de force musculaire, perte de fonction musculaire, muscles, fonte musculaire liée à l’âge, personnes âgées fragiles, senior. Actualité scientifique télécharger en pdf (248 K0) L’Académie Nationale de Médecine a publiée le 12 Mai 2014 un rapport consacré à la problématique de la fragilité intitulé « Importance du concept de fragilité pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement », où elle émet des recommandations afin d’éviter ou de retarder l’entrée des personnes de plus de 50 ans ou présentant des premiers signes de fragilité, dans la dépendance. Selon cette institution, le processus de fragilité ou « fragilisation » se déroule sur plusieurs décennies de vie. Son ampleur et sa rapidité de développement dépendent de nombreux facteurs qui interviennent sur les différentes fonctions d’organe et en particulier sur le muscle squelettique. Les étapes du concept de fragilité sont au nombre de trois: • Fragilisation ou pré-fragilité: phase dite silencieuse pendant laquelle les réserves physiologiques globales se réduisent avec l’avancée en âge • sarcopénie: perte de masse, de force et de fonction musculaire (autrement appelée dystrophie musculaire liée à l’âge) touchant 8 à 9% des personnes de 50 ans, une femme sur cinq de 75 à 84 ans, une femme sur trois de plus de 85 ans et la moitié des hommes de plus de 75 ans • L’état de fragilité: stade initial de dépendance fonctionnelle pouvant être due à une fragilité physique, sociale ou cognitive. Les conséquences de la fragilité sont les suivantes: • Les troubles de la mobilité • Les chutes, leurs répétitions et leurs conséquences fracturaires • L’accroissement de la consommation médicamenteuse • L’augmentation de la demande en soins • Les admissions et séjours hospitaliers itératifs • L’entrée en dépendance qui correspond au besoin d’aide externe (personne ou domotique) pour arriver à effectuer les actes essentiels de la vie quotidienne • L’institutionnalisation • La mort Ce rapport indique également que la fragilité et la sarcopénie sont réversibles grâce à des programmes d’activité physique (exercices de résistance tels que soulèvements de poids, étirements d’élastiques), à une alimentation enrichie en protéines et une complémentation en acides aminés. Enfin, les auteurs proposent dans leur rapport la mise en place d’un dépistage (dès 50 ans) pour réduire les dépendances avec l’avancée en âge. D’après l’étude du Gérontopôle de Toulouse en 2013, un simple questionnaire permettrait au médecin traitant de détecter les personnes à risque de fragilité et de les orienter vers un hôpital de jour pour faire une évaluation globale et spécifique de son état clinique et fonctionnel. Des tests simples, comme la mesure de la vitesse de la marche ou de la force de préhension (mesurée par un dynamomètre) peuvent aider à diagnostiquer la fragilité du patient. Les membres de l’Académie concluent leur rapport avec trois recommandations: 1. Inclure dans toutes les séances d’éducation à la santé destinées aux adultes d’âge moyen une information sur la possible prévention de la fragilité et des dépendances liées à l’âge. 2. Demander à l’Assurance Maladie d’intégrer dans la consultation gratuite à mi-vie un protocole préétabli incluant une évaluation multidimensionnelle pour réduire les «dépendances évitables». 3. Faciliter une recherche translationnelle pour mieux comprendre les mécanismes intimes de la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, et de la fragilité afin de retarder les états de dépendance et l’âge d’entrée en institution. Source: Membres de l’Académie Nationale de Médecine de la Commission XIII. Importance du concept de FRAGILITÉ pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement. May 14
télécharger en pdf (339 K0) La cataracte est une maladie qui affecte l’œil et provoque une baisse progressive de la vision pouvant aller jusqu’à la cécité. Elle est caractérisée par une opacification partielle ou totale du cristallin (sorte de lentille située dans l’œil, à l’arrière de l’iris).En temps normal, le cristallin est transparent mais lors d’une cataracte, l’opacification du cristallin empêche la lumière de traverser normalement et la vision se trouble. La cataracte peut avoir des impacts importants puisqu’elle occasionne une gêne dans les activités quotidiennes ou professionnelles. L’opacification du cristallin est un processus lent et inéluctable qui est lié à l’accumulation de facteurs oxydants au cours de la vie. Cette maladie est la plus part du temps liée à l’âge et apparaît donc le plus souvent après 60 ans mais elle n’est pas rare avant cet âge. Elle peut être dû à un traumatisme oculaire, une inflammation, un diabète ou encore une rétinite pigmentaire chez l’adulte. Certains facteurs de risques semblent impliqués comme l’exposition excessive aux rayonnements ultra-violets de la lumière solaire. Toutefois, il n’y a pas de prévention possible en population générale. Cette maladie étant facilement diagnostiquée, il est possible d’avoir une idée assez précise de sa prévalence. Aujourd’hui, elle touche plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans et près de deux sur trois après 85 ans. La cataracte est donc une pathologie très fréquente. A ce jour, le traitement le plus sûr et efficace à tout âge est la chirurgie. L’opération consiste à inciser le sac cristallin et à y introduire une petite sonde à ultrasons qui désagrège et aspire les dépôts opaques. Cette chirurgie conduit à la perte de fonction du cristallin ce qui était jusque dans les années 80, compensée par le port de grosses lunettes. Aujourd’hui, des implants intraoculaires sont glissés dans le sac cristallin lors de l’opération. Ils permettent ainsi de restituer la vision des patients mais aussi d’améliorer des défauts oculaires déjà préexistants. Dans plus de 90 % des cas, l’opération permet une excellente récupération fonctionnelle dès le lendemain de l’intervention ou en quelques jours. Néanmoins, les résultats peuvent être compromis en cas de pathologie oculaire préexistante affectant la rétine, notamment en cas de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ce traitement par chirurgie est tellement efficace que les travaux de recherche sont peu nombreux. Néanmoins, les progrès actuels concernent plutôt les implants. Les industriels ont d’ailleurs récemment développé des implants multifocaux permettant de rectifier la vision de près et de loin. En pratique, ces implants sont efficaces en cas de forte luminosité, mais inopérants dans le cas contraire. C’est pourquoi, ils ne sont utilisés que dans à peine 5 % des interventions. Des recherches sont donc encore nécessaires. Source : Inserm, dossier informatif sur la cataracte
télécharger en pdf (353 K0) 1.Qu’est-ce que l’arthrose ? L’arthrose est une maladie articulaire, caractérisée par la destruction du cartilage. Le cartilage perd en épaisseur, se fissure et finit par disparaître ce qui entraine des douleurs et le plus souvent une perte de mobilité. 2.Quels sont les facteurs de risques ? La destruction du cartilage est un processus le plus souvent lié à l’âge mais il peut également être lié à un dysfonctionnement métabolique, à un excès de pression ou encore à la fragilité naturelle du cartilage. L’hérédité est également un facteur de risque possible notamment pour l’arthrose des mains. La surcharge pondérale, le port fréquent de charges lourdes ou encore une activité physique trop intense contribuent à abimer le cartilage. De plus, certaines anomalies anatomiques ou séquelles de traumatisme comme les fractures, les entorses ou les luxations participent également à abimer le cartilage. Enfin, des maladies touchant l’articulation comme la chondrocalcinose (dépôt de calcium dans le cartilage), l’ostéonécrose ou encore la polyarthrite rhumatoïde peuvent favoriser l’apparition de l’arthrose. 3.Est-elle fréquente ? Aujourd’hui, 65% des plus de 65 ans et 80% des plus de 80 ans sont atteints d’arthrose. La fréquence de cette maladie varie en fonction de sa localisation : – L’arthrose de la colonne vertébrale : la plus fréquente dans la tranche d’âge 65-75 ans mais elle reste souvent silencieuse. – L’arthrose des doigts : deuxième localisation la plus fréquente (60 %). Elle se traduit par des déformations irréversibles. – Les arthroses du genou et de la hanche concernent respectivement 30 % et 10 % des personnes de 65 à 75 ans. Elles touchent de grosses articulations qui portent le poids du corps et sont donc plus invalidantes. Enfin, les articulations comme l’épaule, le coude, le poignet ou la cheville sont rarement atteint. 4.Quels sont les traitements ? Au jour d’aujourd’hui, aucun traitement anti-arthrosique capable de protéger le cartilage n’est disponible. Des antalgiques comme le paracétamol, des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou encore l’injection d’acide hyaluronique permettent toutefois de soulager la douleur. Enfin, La prothèse peut également être nécessaire pour la hanche ou le genou en cas de handicap sévère. 5.Et pour le futur ? L’objectif est d’individualiser la prise en charge et les traitements en fonction des différents profils. Le but premier est de lutter contre l’inflammation et de stimuler la production de cartilage ou d’os. Ainsi, plusieurs molécules anti-inflammatoires sont en cours d’évaluation. De plus, des facteurs de croissances, notamment FGF18 pourraient activer la fabrication de la matrice cartilagineuse. D’autres molécules ont montré leur intérêt dans le traitement de l’arthrose comme l’acide zoledronique ou encore le ranelate de strontium. Dans un second temps, l’objectif serait de réparer voire remplacer le cartilage grâce à des greffe de cellules injectées directement dans l’articulation. Plusieurs années sont encore nécessaires pour valider et confirmer l’intérêt d’une ou plusieurs de ces stratégies thérapeutiques chez l’homme. 6.Quelles sont les recommandations ? Pour limiter la progression de la maladie, il est recommandé de : – Perdre du poids en cas d’excès – Pratiquer une activité physique régulière d’intensité modérée (marche 3 fois 1 heure par semaine par exemple) – Eviter de porter des charges lourdes – Porter des semelles orthopédiques en cas d’arthrose du genou. – Se munir d’une cane lors des poussées – Adapter son environnement et ses habitudes à son état de santé Source : Inserm, dossier informatif sur l’arthrose Image : « arthrocalman-2384253_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
« Maigrir c’est mourir » : 2 millions de personnes touchées en France par la dénutrition ! Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la dénutrition et nous explique quelles solutions peuvent être mises en place. Pour revoir la conférence : cliquez ici. Source image : « 1246587« , mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la
télécharger en pdf (330 K0) Un groupe de travail de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’est intéressé à la relation entre l’alimentation et le risque de déclin cognitif, de démence et de maladie d’Alzheimer. Le déclin cognitif est caractérisé par une détérioration des fonctions cognitives c’est à dire de la mémoire, du langage, du raisonnement, de la coordination des mouvements ou encore des reconnaissances. Ce déclin peut être d’origine physiologique, lié au vieillissement cérébral, ou bien pathologique c’est-à-dire lié à une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer. Avec une incidence de 1,49/100 personnes/an, la démence représente, elle aussi, un problème de santé majeur puisqu’elle est caractérisée par la présence d’une atteinte des fonctions cognitives ce qui perturbe la vie quotidienne et conduit à la dépendance. Les facteurs de risque impliqués dans l’apparition de telles pathologies peuvent être environnementaux (tabagisme, faible niveau d’éducation, faible activité physique), génétiques mais également nutritionnels. En effet, comme il a été démontré pour plusieurs pathologies chroniques comme les maladies cardiovasculaires ou l’ostéoporose, l’alimentation joue un rôle important dans la réduction des risques. Cette expertise de l’ANSES indique que : Enfin, compte tenu du vieillissement de la population, le nombre de sujets âgés susceptibles de souffrir d’atteinte cognitive et de démence est appelé à augmenter dans les prochaines années et représente donc un enjeu médical, social et économique important qu’il faut prendre en charge. Les facteurs liés à l’alimentation représentent un aspect majeur car il s’agit de facteurs modifiables sur lesquels il est possible d’intervenir en termes de prévention : il est donc important de surveiller son alimentation à tout âge et de veiller à couvrir au mieux ses besoins nutritionnels. Source : Rapport de l’ANSES : Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles. Source image : « brain-1845940_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
télécharger en pdf (341 K0) Les maladies cardiovasculaires ou MCV constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins. Elles sont à l’origine de plus de 40 % des décès annuels dans l’Union Européenne et se situent au deuxième rang des causes de décès en France. De plus, avec un coût de plus de 192 milliards d’euros par an en Europe, les MVC représentent un défi socio-économique majeur. Outre la part de génétique, les principaux facteurs de risque des maladies coronariennes sont le manque d’activité physique, le tabagisme, l’abus d’alcool et la mauvaise alimentation. Ces facteurs environnementaux se traduisent généralement par une hypertension artérielle, une hyperglycémie, une augmentation du cholestérol sanguin et en particulier du LDL, (Low Density Lipoprotein : protéine de basse densité = mauvais cholestérol) mais également par un surpoids ou une obésité et sont donc responsable à 80 % de l’apparition de MVC. Un groupe de travail de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a étudié de nombreuses méta-analyses et plus de 15 cohortes humaines dans le but de comprendre les relations entre consommation de groupes d’aliments et risques de maladies cardiovasculaires. A partir de ces données, il a été constaté que la consommation des produits suivants était associée à une réduction du risque de MVC : Au contraire, la consommation des produits suivants est associée à une augmentation du risque de MVC : Enfin, par manque de données, ce rapport ne se prononce pas sur un lien entre l’ingestion d’œufs, de produits laitiers, de café, de légumineuses ou encore de fruits à coque et le risque cardiovasculaire. Ce rapport n’a pas non plus pris en compte les pratiques culinaires et les modes de cuissons. L’ANSES, dans ce rapport, démontre bien que l’alimentation est un facteur très important dans l’apparition de certaines pathologies chroniques. Comme le rapporte Ford et al en 2011, l’adoption d’un comportement sain (n’avoir jamais fumé, une activité physique suffisante, une alimentation saine et une consommation modérée d’alcool) réduit le risque d‘événements cardiovasculaires de 65 % ! L’accident vasculaire cérébral fait parti des MVC. Pour tout savoir sur l’AVC, consultez l’actualité suivante : « L’accident vasculaire cérébral« Source : Rapport de l’ANSES : Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles Source image : « delicious-1178513_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. Maladies cardiovasculaires
télécharger en pdf (317 K0) L’accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer) et la troisième cause de mortalité en France selon le rapport 2009, Prévention et prise en charge des AVC en France, ministère de la Santé. L’accident vasculaire cérébral touche 1 personne toutes les 5 secondes dans le monde, dont 500 enfants par an (selon d’Institut de veille sanitaire) et 1 toutes les 4 minutes en France. 1) Qu’est-ce qu’un AVC ? Il survient lorsque la circulation sanguine vers/dans le cerveau est interrompue par un vaisseau sanguin bouché (AVC ischémique ou infarctus cérébral) ou l’éclatement d’un vaisseau sanguin provoquant une hémorragie (AVC hémorragique). L’AVC est une urgence médicale : il peut être fatal et entraîne une fois sur deux des séquelles graves. 2) Quelles sont les causes ? Tout ce qui peut endommager les vaisseaux représente des facteurs de risque. Bien que l’âge soit un facteur sur lequel on ne peut agir, d’autres facteurs comme le diabète ou l’hypertension sont tout à fait contrôlables à travers notamment d’une bonne hygiène de vie : alimentation équilibrée et exercice physique. 3) Quels sont les symptômes ? Les symptômes peuvent être : 4) Que faut-il faire en cas d’AVC ? 5) Quels sont les traitements ? Le traitement est souvent une thrombolyse (dissolution du caillot de sang par injection d’un médicament). Ce traitement doit être réalisé dans les premières heures qui suivent l’apparition des symptômes. Les médicaments antiagrégants plaquettaires (ou anticoagulants dans certains cas) empêchent les caillots existants de grossir et préviennent la formation de nouveaux caillots de sang, ils sont prescrits après un AVC ischémique. Cependant des séquelles motrices peuvent persister. La prise en charge réside alors en une rééducation continue. Par ailleurs, de nouveaux traitements sont en train d’être développés : comme l’utilisation de cellules souches à l’endroit de la lésion pour régénérer le cerveau. 6) Comment prévenir un AVC ? Après un premier AVC, le risque de récidive est important, estimé entre 30 et 43 % à cinq ans. Des conditions hygiéno-diététiques sont à respecter : alimentation équilibrée, activité physique, arrêt du tabac. Le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaires a pour objectif de diminuer le risque de récidive et la survenue d’autres maladies cardiovasculaires : L’AVC fait partie des maladies cardiovasculaires (MCV). Il a été démontré par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) que certaines habitudes alimentaires permettraient de limiter les risques de MCV. Pour en savoir plus, consulter l’actualité « Alimentation et Risques de Maladies cardiovasculaires« . Source : http://www.accidentvasculairecerebral.fr/quest-ce-quun-avc/ ; http://www.ameli-sante.fr/accident-vasculaire-cerebral-avc/avc-traitement-en-urgence.html et http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/avc-accident-vasculaire-cerebral
télécharger en pdf (317 K0) Paris met au cœur de ses préoccupations le bien-être et la qualité de vie des seniors au sein de l’environnement urbain. En effet, la ville de Paris a comme objectif d’obtenir le label «Ville amie des aînés» attribué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Face au vieillissement rapide de la population, le programme des villes amies des aînés est une initiative mondiale visant à aider les villes à se préparer à cette nouvelle tendance. Le programme cible les facteurs environnementaux, sociaux et économiques qui influent sur la santé et le bien-être des personnes âgées. Il parait important d’intégrer la notion de vieillissement dans la planification urbaine et de créer un environnement urbain respectueux des personnes âgées, que ce soit en termes de transport, d’espaces extérieurs et de participation à la vie sociale et citoyenne. À Paris, les seniors de 65 ans et plus représentent près de 20% de la population soit une augmentation de 13% entre 2007 et 2014. (Selon le site de la ville de Paris) Un programme a été lancé par Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris et chargée des personnes âgées, pour élaborer un plan 2017-2021 pour le bien-être des seniors dans la société et être au plus près de leurs besoins et de leurs attentes. Ce programme s’inscrit dans la continuité de la politique relative à l’adaptation de la société au vieillissement instaurée par la loi du 28 décembre 2015. Il s’appuiera notamment sur une concertation ayant eu lieu en mai 2016 auprès de 180 seniors de 60 à 102 ans ayant fait part de leurs expériences, leurs impressions et leurs attentes sur toutes les questions relatives à la vie des seniors dans la métropole. « Ce document-programme devra répondre à la diversité des situations que connaissent les 466.000 seniors parisiens, en valorisant leur dynamisme, en prévenant la perte d’autonomie, en luttant contre l’isolement et la précarité, et en soutenant les personnes en situation de dépendance ainsi que leurs proches aidants. Notre ambition est que Paris soit une ville bienveillante et solidaire permettant à chacun – quel que soit son âge – de trouver un cadre adapté à son parcours de vie », a détaillé Dominique Versini, à l’occasion de la conférence à l’Hôtel de Ville. Tout le monde peut participer à cette concertation et proposer de nouvelles idées d’adaptation et d’amélioration de la vie des seniors en métropole parisienne en adressant un courriel à seniors@paris.fr. Ces contributions viendront enrichir les travaux afin d’aboutir à un schéma au plus près des préoccupations de chacun. Source : Paris lance une concertation pour un label «Ville amie des aînés» 26 mai 2016. Image : « landmark-1670383_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
connectées télécharger en pdf (340 K0) Grâce à l’essor d’internet, des téléphones intelligents et des tablettes, le marché des applications et des objets connectés est en pleine croissance depuis quelques années et se développe dans plusieurs domaines, dont celui de la santé. En 2011, l’OMS définit la santé mobile (ou m-santé) : « Pratiques médicales et de santé publique supportées par des appareils mobiles, tels que les téléphones mobiles, les dispositifs de surveillance des patients, les PDA (Personal Digital Assistant) et autres appareils sans fil. » La France compte 7 millions de personnes qui s’informent sur la santé via leur mobile ou tablette. Ces personnes ont téléchargé en moyenne 2,7 applications (plus de la moitié se sont contentées d’une seule application), essentiellement gratuites (à 87%), qu’ils ont localisées via une recherche sur internet (29%) ou un magasin d’applications (28%). Le Livre blanc Santé connectée, publié par l’Ordre des Médecins, recense plus de 100 000 applications santé en 2013, soit quinze fois plus qu’en 2010 : le nombre des applications mobiles santé est passé de 6 000 en 2010, à 20 000 en 2012 et 100 000 en 2013. Aujourd’hui, il existerait plus de 165 000 applications mobiles de santé (IMS Health, Septembre 2015). Contrairement aux applications, les objets connectés sont mieux connus des Français : 53% en ont déjà entendu parler dans le domaine santé et bien-être (panel CCM Benchmark, mars 2014). Au top 5 des objets les plus prisés: balances, bracelets, montres, piluliers et tensiomètres. 23% de Français déclarent utiliser un objet connecté (sondage BVA/Syntec numérique), et 11% en auraient déjà adopté un dans le contexte santé et bien-être (parmi eux, un sur dix a plus de 55 ans). Le choix s’oriente dans la majorité des cas vers une balance. Les balances connectées permettent en plus d’informer sur le poids corporel, de réaliser un suivi de l’IMC et de la composition corporelle (masses grasses, hydrique, musculaire…). Le progrès ne s’arrête pas là : bientôt ce seront des objets connectés intégrés au corps, à l’image des lentilles qui mesurent le taux de sucre dans le sang ou du patch électronique greffé sous la peau qui mesure les signes vitaux comme la température, le pouls, la respiration et la pression artérielle et qui envoie les analyses sur votre mobile. Chez les malades chroniques, la santé mobile est un peu plus répandue que dans l’ensemble de la population, comme le souligne l’étude « À la recherche du ePatient ». Téléphones portables et e-mail permettent de mettre en relation médecins et malades chroniques : plus de 20% d’entre eux disposent du numéro de portable de leur médecin et/ou de son adresse de messagerie électronique. La santé mobile ouvre des portes à un système de santé plus moderne et peut-être plus efficace. Les outils de la santé mobile contribuent en premier lieu à l’éducation à la santé. Dans son livre vert, la Commission européenne retient essentiellement trois bénéfices potentiels de ces outils : une prévention accrue et une meilleure qualité de vie, des systèmes de santé plus efficients et plus durables, et des patients plus responsables. Source : Livre blanc Santé connectée. Ordre des médecins. Janvier 2015 Image : « ui-771829 » Mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. connectées connectées
télécharger en pdf (286 K0) Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge est la première cause de malvoyance dans les pays industrialisés. Aujourd’hui, en France, près d’un million de personnes de plus de 50 ans ont des problèmes de vue causées par la ceci. Cette maladie provoque une perte d’autonomie visuelle pouvant entraîner une perte d’autonomie générale chez les personnes âgées. Qu’est-ce que la DMLA ? La DMLA est un vieillissement anormalement rapide de la macula. La macula est la zone centrale de la rétine, à l’arrière de l’œil, où convergent les images, elle assure la vision centrale.Il existe deux formes de DMLA : – La DMLA « sèche » ou atrophique (85 % des cas) se caractérise par la disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire de la rétine et l’apparition de dépôts lipidiques appelés « drusen ». Cette forme évolue lentement. – La DMLA « humide » ou exsudative (15%) se caractérise par la formation de nouveaux vaisseaux («néovaisseaux») sous la rétine. Son évolution peut être particulièrement rapide. Quels sont les symptômes ? Les premiers signes se manifestent par : – La nécessité d’augmenter la puissance d’éclairage pour lire ou écrire – La difficulté pour percevoir les détails et les contrastes – La déformation et le gondolement des lignes droites – L’apparition d’une tâche plus ou moins foncée qui ampute la vision au centre du champ visuel Ces symptômes doivent vous pousser à consulter un ophtalmologiste au plus vite. La DMLA peut apparaître dès l’âge de 50 ans mais son diagnostic est souvent fait 10 à 15 ans plus tard. Quels sont les facteurs de risque ? L’âge est le premier facteur de risque de DMLA. Le tabagisme entre également en compte : il augmente le risque de survenue de la maladie d’un facteur 3 à 6. L’obésité double le risque de DMLA. La sédentarité et un déséquilibre alimentaire, et notamment une alimentation pauvre en antioxydants, jouent aussi un rôle dans la survenue de la DMLA. Comment prévenir la DMLA ? Il est préconisé d’arrêter de fumer et d’avoir une alimentation riche en antioxydants : légumes, fruits frais, poisson gras (saumon, sardine, anchois…). Il est également recommandé d’avoir une activité physique régulière adaptée à son âge. Comment diagnostiquer ? Pour le diagnostic, la première étape consiste à mesurer l’acuité visuelle (capacité à percevoir les petits objets) de près et de loin. Puis l’ophtalmologiste procède à un examen du fond d’œil. Suivant la forme de DMLA diagnostiquée, d’autres examens peuvent vous être prescrits comme l’angiographie (photographie de la rétine après injection intraveineuse d’un colorant fluorescent) et l’OCT (Tomographie en Cohérence Optique, procédé d’imagerie qui fournit des informations complémentaires aux images angiographiques). Quels traitements ? Seule la DMLA exsudative peut être soignée grâce à un traitement anti-VEGF qui freine la prolifération des néovaisseaux, le VEGF étant un facteur de croissance qui permet la formation des néo-vaisseaux. La prise en charge non médicamenteuse de la DMLA (exsudative et atrophique) repose sur la rééducation basse-vision (permettant de mobiliser des zones de la rétine non touchées) et les systèmes optiques (grossissants). Source : : DMLA Dégénérescence Maculaire liée à l’âge– Juillet 2014. Image : : Wikimedia.
Alzheimer le stress lié aux préjugés télécharger en pdf (239 K0) D’ici 2050, plus de 115 millions de personnes dans le monde seront affectées par la maladie d’Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative conduit à une perte progressive et irréversible des fonctions mentales. Elle est causée par l’apparition de protéines anormales : les protéines β-amyloïde et les protéines tau. Les protéines β-amyloïde ont une structure leur permettant de se lier entre elles et de former des fibres rigides et linéaires : on parlera alors de fibrilles β-amyloïde. Ces fibrilles s’accumulent à l’extérieur des cellules du cerveau et forment des plaques insolubles (appelées aussi plaques séniles). Les protéines tau ont quant à elle une structure anormale leur permettant de former des fibrilles hélicoïdales à l’intérieur des cellules : on parlera de dégénérescence neurofibrillaire (DNF). La structure des cellules du cerveau est alors désorganisée et leur fonctionnement perturbé, conduisant à leur mort prématurée. Partant du principe que notre moral influence notre santé, des chercheurs américains ont tenté d’établir un lien entre la maladie d’Alzheimer et les stéréotypes liés à l’âge. Ils se sont appuyés sur une population de personnes âgées issue du groupe d’étude américain sur le vieillissement Baltimore Longitudinal Study of Aging. Les personnes sélectionnées présentaient toutes un bon état de santé et aucun signe de maladie d’Alzheimer, ou de maladies cérébrales au début de l’étude. Les clichés sur le vieillissement sont évalués grâce à un questionnaire dont le score s’échelonne de 0 à 16 : plus le score est élevé plus cela témoigne d’une mauvaise image et de pensées négatives sur l’âge. Les chercheurs étudient par la suite l’état du cerveau des répondants 25 ans après l’enquête. Dans un premier temps, les scientifiques analysent le volume de l’hippocampe (zone du cerveau importante pour la mémoire) par des IRM cérébrales (images du cerveau). 52 personnes âgées en moyenne de 68 ans ont accepté de subir des IRM annuelles pendant 10 ans. La deuxième partie de l’étude se consacre à l’analyse des quantités de plaques séniles et de neurofibrilles par autopsie cérébrale. Les chercheurs ont pu effectuer 74 autopsies de personnes d’un âge moyen de 89 ans. Les degrés d’accumulation des plaques et des neurofibrilles dans le cerveau ont été mesurés respectivement grâce au critère du CERAD (Consortium d’établissement du registre de la maladie d’Alzheimer) et au critère Braak. Les résultats montrent que les personnes avec des mauvaises pensées sur le vieillissement présentent une diminution du volume de l’hippocampe trois fois plus importante que les autres. D’autre part, les scores CERAD et Braak sont additionnés pour donner un total sur 6 témoignant du degré d’accumulation des plaques et des neurofibrilles : faible (2-3), modéré (4) ou sévère (6). Les participants qui avaient exprimé le plus de préjugés négatifs sur le vieillissement 25 ans plus tôt (scores supérieurs à 9/16 au questionnaire), enregistraient des scores CERAD + Braak allant de 4 à 6 suggérant un degré d’accumulation de plaques séniles et de neurofibrilles important. Cette étude est donc la première à démontrer un lien entre des facteurs psychologiques et le développement de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, en combattant les préjugés sur l’âge, et en réduisant le stress causé par ces pensées, on peut diminuer le risque de maladie d’Alzheimer. Source: Becca R.Levy et al. A Culture-Brain Link: Negative Age Stereotypes Predict Alzheimer’s Disease Biomarkers. Psychology and Aging. December 2015 Alzheimer le stress lié aux préjugés
télécharger en pdf (290 K0) Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus d’un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle, ce qui en fait la pathologie chronique la plus fréquentedans le monde. 1) Qu’est-ce que l’hypertension ? L’hypertension artérielle se définit par une pression sanguine trop importante dans les artères (vaisseaux sanguins conduisant le sang du cœur aux organes). Cette pression fragilise les artères et provoque leur rigidification voire leur obstruction par des dépôts lipidiques (on parlera d’athérosclérose). Le diagnostic de l’hypertension repose sur la mesure de la pression artérielle le plus souvent en cabinet médical par un brassard tensiomètre qui va donner deux chiffres : la Pression Artérielle Systolique (PAS, pression lors de la contraction du cœur) et la Pression Artérielle Diastolique (PAD, pression lors de la décontraction du cœur). Le diagnostic d’une hypertension est établi si PAS ≥ 140mmHg et PAD ≥ 90mmHg, les médecins parleront aussi d’une tension supérieure à 14/9. Cecidoit être confirmé par des mesures répétées au cours de trois consultations successives, sur une période de 3 à 6 mois. 2) Quels sont les risques associés à l’hypertension ? L’hypertension, en fragilisant les artères qui irriguent le cerveau, le cœur, les reins ou encore les membres inférieurs, augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), d’infarctus du myocarde, d’insuffisance rénale chronique… mais aussi un épuisement du muscle cardiaque. 3) Qui est concerné ? Selon l’OMS, 50 % des femmes et 30 % des hommes âgés de 65 à 75 ans souffrent d’hypertension artérielle. L’hypertension est, après le tabagisme, la deuxième cause de mortalité avec 13% des décès annuels dans le monde. 4) Comment reconnaitre l’hypertension ? L’hypertension est souvent diagnostiquée tardivement en raison de l’absence de symptômes. L’étude française ENNS (Etude Nationale Nutrition Santé, 2006) a révélé que la moitié des adultes ignoraient leur hypertension. Néanmoins, certains troubles peuvent alerter comme par exemple des forts maux de tête le matin au réveil ou tout au long de la journée, des vertiges, des troubles de la vue, des palpitations cardiaques, des suées, ou encore des saignements de nez. 5) Quelles sont les causes de l’hypertension ? L’âge est le principal facteur en cause car le vieillissement est associé à une perte d’élasticité des artères. D’autres facteurs de risque comme le surpoids, la sédentarité ou encore l’alimentation (excès en sel, forte consommation d’alcool…) contribuent à augmenter la pression artérielle soit en augmentant le volume sanguin (le sel favorisant l’attraction de liquide dans les vaisseaux), soit en augmentant la rigidité des artères. 6) Quels traitements ? Il existe plusieurs traitements médicamenteux qui visent à baisser la pression artérielle sous la barre des 140/90 mmHg : les diurétiques thiazidiques, les bêta-bloquants, et les inhibiteurs calciques. Plusieurs facteurs favorisant l’hypertension sont modifiables par de simples mesures hygiéno-diététiques, en particulier la pratique d’une activité physique modérée pendant au moins 30 minutes par jour, une alimentation équilibrée avec une modération des apports en sel et de la consommation d’alcool. Néanmoins, en l’absence d’amélioration après trois mois, un traitement hypotenseur s’impose. Source: Hypertension artérielle. Dossier de l’INSERM réalisé en collaboration avec Alain Tedgui, Directeur du Paris-Centre de recherche Cardiovasculaire (PARCC) à l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) et Directeur de Recherche Inserm U970 – Janvier 2014. Image:Mise à disposition selon la licence Torange.fr
protéasome télécharger en pdf (250 K0) De nombreux changements physiologiques et morphologiques se produisent au cours du vieillissement : cheveux blancs, rides, manque de tonus…De nombreuses preuves scientifiques ont pu montrer que l’accumulation de molécules oxydées est à l’origine du vieillissement cellulaire. Heureusement, l’organisme est doté de systèmes cellulaires qui permettent d’éliminer ces molécules : parmi eux, le protéasome, complexe protéique qui élimine les protéines oxydées. Il joue un rôle important dans la réponse au stress oxydant et ralentit le vieillissement cellulaire. L’existence d’un rythme circadien (c’est à dire sur 24 h) avec une fluctuation au cours de la journée de certains paramètres physiologiques tels que la température du corps, la production hormonale ou la pression sanguine a amené une équipe de l’INSERM* à s’interroger sur l’influence de l’horloge biologique sur le vieillissement cellulaire et en particulier sur l’activité du protéasome. Des cultures de cellules rénales embryonnaires humaines HEK293 ainsi que des fibroblastes HDF (cellules primaires du derme) sont étudiées pendant 50 h. Elles sont collectées toutes les 4h et les protéines sont extraites et quantifiées. L’activité du protéasome est mesurée. Les résultats montrent que l’activité du protéasome présente des oscillations régulières d’environ 24h suggérant ainsi une réponse à l’horloge biologique. Cependant, la production de protéines ne fluctue pas, suggérant que la réponse à l’horloge biologique du protéasome dépend de son activation et non de sa production. De ce fait des activateurs du protéasome ont été suivis. Ainsi, dans les deux modèles cellulaires HEK 293 et HDF, l’activateur PA28αβ présente bien une périodicité dans son expression génétique et dans sa quantité cellulaire. Cependant, l’observation de cellules âgées a aussi permis de montrer que les activités du protéasome étaient jusqu’à 4,5 fois plus faibles que dans des jeunes cellules, tandis que la quantité de protéines oxydées était environ 2 fois plus élevée. Et contrairement aux jeunes cellules, les activités du protéasome ne présentent aucune rythmicité circadienne dans les cellules âgées. Par conséquent, passé un certain âge, l’horloge biologique n’a plus d’effet sur le protéasome, son activité diminue et le stress oxydant augmente provoquant le vieillissement cellulaire. « Il serait donc intéressant de tester l’effet de la réactivation expérimentale de la rythmicité circadienne du protéasome sur le métabolisme cellulaire, afin d’apprécier si la cellule rajeunit en étant moins oxydée » propose le chercheur Bertrand Friguet, avec l’idée d’apporter des réponses dans le cadre de la médecine antivieillissement. * unité 1164 Inserm/CNRS/université Pierre et Marie Curie, Adaptation biologique et Vieillissement, Institut de Biologie Paris Seine (IBPS), Paris Source: Desvergne & al. Circadian modulation of proteasome activity and accumulation of oxidized protein in human embryonic kidney HEK 293 cells and primary dermal fibroblasts. Free Radic Biol Med, édition en ligne du 1er mars 2016. Image : « the-eleventh-hour-758723_960_720 ». Mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
télécharger en pdf (259 K0) Trop jeunes ou trop « vieux », l’âge est aujourd’hui le premier facteur de discrimination à l’embauche selon la 9e édition du Baromètre du Défenseur des Droits et de l’Organisation Internationale du Travail publié en février 2016. Pourtant, la discrimination à l’embauche sur l’âge est moins évoquée dans les médias que la discrimination sur l’origine, le handicap ou le sexe. Le 18 avril 2016, l’Etat a lancé une campagne de sensibilisation pour lutter contre les stéréotypes et les discriminations dans le monde du travail. Cette campagne s’intitule #LesCompetencesDabord et est organisée par l’association A Compétence Égale. Cette dernière a réalisé une enquête autour de la perception des seniors dans le monde de l’emploi en interrogeant des candidats, des recruteurs en entreprise et des consultants en cabinet. 688 candidats âgés entre 46 et 51 ans ont été interrogés. Les résultats sont publiés sous la forme d’un Baromètre intitulé « L’accès à l’emploi et les seniors ». A quel moment devient-on senior ? Candidats, cabinets et entreprises s’accordent à placer le curseur à 50 ans. Cependant, les avis divergent quant à l’existence de freins à l’embauche de seniors : 64% des recruteurs en entreprises et 80% des consultants pensent qu’il n’y en a pas. Un avis qui n’est pas partagé par les seniors qui pensent à 90% que la discrimination est bel et bien réelle. Les principales craintes des recruteurs à l’embauche d’un senior sont le niveau de salaire, la résistance au changement, la difficulté d’intégration dans des équipes plus jeunes et la faible adaptation aux nouvelles technologies. Or, ces craintes s’opposent à la réalité: 79% des seniors envisageraient une diminution de leur salaire, 93% accepteraient de changer de fonction et 89% des seniors accepteraient une mobilité géographique. De plus, ces salariés en fin de carrière ne manquent pas d’atouts : l’expérience voire l’expertise, l’autonomie, la capacité de recul, d’analyse et de prise de risque. Autant de qualités professionnelles que les autres types de profils ne présentent pas. De plus, les seniors ne manquent pas de volonté et de motivation pour relever de nouveaux défis professionnels en étant prêts à reconsidérer salaires et fonctions. La discrimination sur l’âge est punie par la loi depuis 2001: un employeur coupable de discrimination risque 45 000 euros d’amende et trois ans de prison selon le Code pénal. Cependant, 90% des recruteurs pensent que les politiques publiques, et notamment la loi de 2009 qui oblige les entreprises à mettre en place un plan d’action en faveur du maintien et du recrutement des seniors, n’ont rien changé à la situation. L’association A Compétence Égale appelle ainsi les candidats seniors à mieux valoriser leur expertise, et les recruteurs à faire preuve de plus de transparence sur les méthodes de recrutement et à établir un contact plus humain avec les candidats. L’association lutte depuis maintenant 10 ans contre les discriminations et insiste sur l’importance d’un recrutement basé uniquement sur les compétences. Source : L’accès à l’emploi et les seniors. A Compétence Égale. Février 2016Image: « recrutement »> de ClkerFreeVectorImages. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Pixabay.
télécharger en pdf (277 K0) Pour la 4e année consécutive, la revue Prescrire spécialiste en traitements et stratégies de soins, publie un bilan des médicaments à écarter. Cette analyse, portant sur des médicaments analysés durant six ans, de 2010 à 2015, a recensé 74 médicaments dont la balance bénéfices-risques est défavorable : autrement dit, ces médicaments sont plus dangereux qu’utiles. La revue Prescrire apporte donc une analyse attentive des effets indésirables de ces médicaments. Les effets indésirables sont souvent moins étudiés que l’efficacité. Au moment de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament, beaucoup d’incertitudes peuvent persister : certains effets indésirables rares mais graves ne sont pas repérés lors des essais, et le sont parfois seulement après plusieurs années d’utilisation par un grand nombre de patients. Ces médicaments à écarter peuvent être des médicaments actifs, mais qui compte tenu de la situation clinique exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent. Parmi ces médicaments dangereux nous pouvons en citer quelques-uns: Maladies cardiovasculaires : Le bézafibrate (Befizal°), le ciprofibrate (Lipanor° ou autre) et le fénofibrate (Lipanthyl° ou autre) sont des hypocholestérolémiants sans efficacité préventive cardiovasculaire au-delà d’un effet placebo, et exposent à de nombreux effets indésirables, notamment cutanés, hématologiques et rénaux. Antidouleur: L’analyse des effets indésirables cardiovasculaires des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) a conduit à constater que le diclofénac (Voltarène° ou autre) expose à plus d’effets indésirables cardiovasculaires (infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques…) que d’autres AINS, tels que l’ibuprofène (Brufen° ou autre) ou le naproxène (Apranax° ou autre) à la dose maximale de 1 200mg par jour, sans avantage d’efficacité. Le paracétamol est l’antalgique de premier choix : il est efficace dans les douleurs modérées et présente peu de danger quand sa posologie est maîtrisée. Il peut ainsi être prescrit pour traiter l’arthrose. En effet, les médicaments autorisés dans le traitement de fond de l’arthrose sont à écarter, car ils n’ont pas d’efficacité démontrée au-delà de l’effet placebo, mais des effets indésirables notables. La glucosamine (Voltaflex° ou autre) par exemple expose à des réactions allergiques (angioedèmes, néphropathies interstitielles aiguës) et à des hépatites. Ostéoporose : Plusieurs médicaments autorisés dans l’ostéoporose sont à écarter car leur efficacité est au mieux modeste. Le dénosumab (Prolia°) par exemple a une efficacité très modeste en prévention des fractures et expose à des douleurs dorsales et musculosquelettiques et à des infections graves. Dans cette situation, quand les moyens non médicamenteux et l’apport de calcium et de vitamine D sont jugés d’efficacité insuffisante, l’acide alendronique (Fosamax° ou autre), voire le raloxifène (Evista° ou autre) en alternative, ont une meilleure balance bénéfices-risques. Gastro-entérologie : La dompéridone (Motilium° ou autre) et le dropéridol (Droleptan°), des neuroleptiques (antipsychotiques), exposent à des troubles du rythme cardiaque et des morts subites, disproportionnés par rapport aux symptômes traités et à leur faible efficacité sur les nausées et vomissements ; et, pour la dompéridone, sur les reflux gastro-œsophagiens. Dans les reflux gastro-œsophagiens, d’autres médicaments ont une balance bénéfices-risques beaucoup plus favorable, tels les antiacides ou l’oméprazole (Mopral° ou autre). Il n’y a donc pas de raison valable que ces médicaments plus dangereux qu’utiles restent sur le marché, selon la revue Prescrire. Source: La Revue Prescrire Bilan Février 2016/Tome 36 N° 388, pages 138 à 146.Image: « allergy-18656_640 » de PublicDomainPictures. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Pixabay.
télécharger en pdf (342 K0) Il ne s’agit pas d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années. C’est dans cet esprit qu’un réel débat est ouvert autour de l’amélioration de la situation des personnes âgées et/ou en perte d’autonomie. En 2015, une nouvelle enquête Baromètre Autonomie enregistre l’évolution des pensées sur la perte d’autonomie auprès de 1 600 personnes (dont plus de 60% ont entre 40 et 65 ans). Depuis 2012, un projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement a permis de mettre en lumière la volonté générale d’être à l’écoute des personnes âgées. Cette loi repose sur une anticipation et une adaptation de la société face au vieillissement de la population. Parmi ces adaptations, l’accompagnement à la personne doit être au centre du débat car 80% des Français plébiscitent le maintien à domicile lorsqu’il s’agit d’envisager l’aide à apporter à un proche. Cependant seul 50% pensent que la famille peut agir seule, d’où la prise de conscience des charges pesant sur l’aide familiale en termes financiers, mais aussi de temps, de stress, de pression psychologique et physique ou encore concernant la difficulté à concilier le rôle d’aidant avec la vie professionnelle et personnelle. Cette enquête indique que 62,3% des Français ne connaissent pas le coût mensuel moyen dépensé par une personne en perte d’autonomie. Aujourd’hui ce coût est estimé à environ 1 800 € par mois à domicile et 2 500 € par mois en établissement, dont environ 1 000€ de reste à charge. (Source : Fondation Alzheimer) Concernant le financement de la perte d’autonomie, les résultats de l’enquête montrent que : La perte d’autonomie implique bien souvent une aide informelle ou familiale, qui commence à être reconnue politiquement : Cependant, aidant est une activité à hauts risques car 83% des aidants déclarent ressentir une charge lourde et éprouvent un sentiment de solitude. Les aidants sont exposés à un risque de surmortalité de 60% dans les 3 ans qui suivent le début de la maladie de leur proche. D’ailleurs, l’enquête Baromètre Autonomie montre que les français sont à 75,6% pour les aménagements des horaires des aidants, à 81,8% pour le maintien de leurs droits sociaux et à 72,5% pour le renforcement de l’aide au répit. De ce fait, cette enquête a permis de mettre en lumière les attentes de la société en termes de vieillissement : les Français souhaitent un financement solidaire, complémentaire et pérenne du risque de perte d’autonomie, une meilleure reconnaissance du statut d’aidant, et une réforme de la prise en charge en établissement. Il s’agit aujourd’hui de changer de regard sur « les vieux » et de se sentir tous concernés par la question, bien que pour la plupart la perte d’autonomie reste encore taboue car elle fait peur ou parait lointaine. Source : Baromètre Autonomie OCIRP, 2015
télécharger en pdf (331 K0) La gonarthrose ou arthrose du genou est une maladie relativement peu répandue mais cependant très handicapante. Que savez-vous sur la gonarthrose ? Nous vous proposons de faire le point sur le sujet en 6 questions : 1) Qu’est-ce que la gonarthrose ?La gonarthrose est une arthrose du genou. Comme toutes les articulations, le genou est formé d’os recouverts à leur extrémité de cartilage, une matière molle permettant aux os de glisser l’un contre l’autre pour rendre l’articulation mobile. La gonarthrose correspond à la dégradation du cartilage, conduisant à une diminution de son épaisseur, rendant sa surface irrégulière et induisant à terme des défauts de glissements et donc des mouvements articulaires difficiles et douloureux. 2) Quelles sont les causes de la gonarthrose ?L’âge et l’obésité ou le surpoids sont les facteurs de risque les plus importants. Les défauts de l’axe du genou et les antécédents traumatiques influencent aussi l’apparition de la maladie. Certaines activités sportives pratiquées de façon intensive et qui sollicitent le genou peuvent également être en cause : football, rugby, ski… 3) Comment se manifeste la gonarthrose ?C’est la douleur qui alerte le patient. La douleur peut être localisée (face interne, externe, ou dans le creux arrière) ou toucher l’ensemble du genou. La raideur du genou survient plus tardivement, caractérisée par une limitation des mouvements que ce soit l’extension ou la flexion. L’arthrose avérée peut conduire à une déformation des genoux qui se rapprochent ou s’éloignent l’un de l’autre. 4) Quels sont les traitements possibles ?Le but essentiel du traitement est de soulager la douleur. Le traitement est essentiellement médical au début : l’échec éventuel de ce type de traitement peut conduire au traitement chirurgical. Le patient est interrogé sur certaines caractéristiques précises de la douleur et des examens radiographiques sont menés pour analyser l’usure du cartilage. Des médicaments pour réduire la douleur sont prescrits : c’est le cas des anti-inflammatoires comme le paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme le diclofénac.Des injections peuvent aussi être réalisées directement dans le genou : corticoïdes ou acide hyaluronique vont réduire la douleur.La perte de poids permet de réduire les pressions exercées sur le genou. L’exercice physique et le renforcement musculaire représentent un moyen efficace de lutte contre l’arthrose, car les masses musculaires soutiennent et protègent le genou de l’usure du cartilage.Le traitement chirurgical repose sur deux pratiques :– l’ostéotomie : l’os est sectionné puis réajusté, ce qui va permettre de mieux répartir le poids du corps au sein de l’articulation.– La prothèse : remplace le cartilage usé. La procédure consiste à retirer complètement l’articulation pour la remplacer par une prothèse. 5) Comment réduire la douleur au quotidien par des gestes simples ?On peut réduire la pression sur le genou par la limitation de la charge : par l’utilisation d’une canne traditionnelle ou médicale. On peut également avoir recours à des talonnettes ou des semelles orthopédiques conçues sur mesure pour chaque patient en fonction des douleurs ressenties. Il faut éviter le port de charges : utiliser une poussette de marché à la place du panier, ou encore avoir recours à la livraison des courses alimentaires… 6) Existe-t-il des solutions naturelles ?Pour soulager les articulations douloureuses, on peut les masser avec des huiles essentielles comme celles de poivre, de menthe, d’eucalyptus citronné ou de gaulthérie. On peut aussi faire des décoctions et tisanes d’aubier de tilleul ou de reine-des-prés, reconnues pour leurs propriétés antidouleur. Source : Docteur Vincent Chassaing, Arthrose du genou (gonarthrose). Image: Cette oeuvre est mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.
télécharger en pdf (328 K0) Un médicament contrefait est « un médicament qui imite le conditionnement, la forme, la couleur et la présentation du médicament original », déclare le Pr. François CHAST sur la vidéo de l’Institut International de Recherche Anti Contrefaçons de Médicaments (IRACM). La contrefaçon de médicaments existe depuis des siècles. Seulement, depuis les années 2000, la lumière est mise sur ce phénomène planétaire: la falsification de médicaments, générant jusqu’à 200 milliards de dollars par an, est désormais qualifiée par l’OMS d’activité criminelle organisée. De plus en plus de scandales ont révélé une circulation massive de faux médicaments sur les cinq continents : – Une étude réalisée en 2001 par l’OMS sur les produits anti-malaria en Asie a révélé que, sur 104 médicaments en circulation, 38 ne contenaient aucune substance active et n’avaient donc aucun effet. – En Chine, en 2009, l’ingestion d’une contrefaçon d’un antidiabétique traditionnel (hypoglycémiant) contant six fois la dose normale de glibenclamide a causé deux morts et a conduit à l’hospitalisation de neuf personnes. Un médicament contrefait peut être sans principe actif, avec un principe actif diminué, ou encore contenir des substances toxiques. C’est un phénomène mondial qui touche principalement les pays émergents, comme les pays d’Afrique ou d’Asie où les médicaments contrefaits représentent 30% des médicaments commercialisés. Les médicaments les plus souvent contrefaits sont les traitements contre le VIH, le paludisme et la tuberculose. Or ces médicaments pourraient causer jusqu’à 700 000 décès par an dans le monde. Les trafiquants s’intéressent aux pays pauvres où les gens ne peuvent pas acheter de médicaments au prix normal, et aux pays où il est légal de vendre des médicaments via Internet. De ce fait, l’IRCAM a été créé pour mettre en garde les consommateurs des dangers de la toile et des sites frauduleux proposant des médicaments ou compléments alimentaires sans effets et qui peuvent se révéler toxiques. Le rôle de l’IRACM est de lutter contre les médicaments contrefaits et de protéger les consommateurs. Les gouvernements, les agences de santé, les associations et les laboratoires pharmaceutiques, sont autant d’acteurs impliqués dans la lutte contre ce trafic. La lutte passe par l’information, la formation et la prévention. Plusieurs actions ont été menées partout dans le monde dans le but de sécuriser les produits pharmaceutiques et leurs filières d’approvisionnement. Un exemple de ces actions est l’attribution d’un label et d’un logo aux sites internet commercialisant de manière légale des médicaments et répondant aux critères de qualité et de fiabilité dans leur approvisionnement. Vous pouvez désormais consulter la liste des pharmacies françaises autorisées à vendre des médicaments sur Internet sur le site du Ministère de la Santé. Ainsi, l’IRCAM appelle à une grande vigilance de la part de tous dans cette lutte contre les faux médicaments. Source: IRCAM Institut International de Recherche Anti contrefaçon des Médicaments, disponible sur http://www.iracm.com/ IRACM, Contrefaçon de médicaments un enjeu pour la santé publique (1) [VIDEO], janvier 2015. Image: « pills-943764_640 » de TBIT. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Pixabay.
Diabète télécharger en pdf (328 K0) Selon la Fédération Française des Diabétiques, la France comptait plus de 3 millions de personnes diabétiques en 2013. Mais que savez-vous vraiment du diabète ? Nous vous proposons de faire le tour du sujet en 6 questions à travers l’interview du Pr. Paul VALENSI par le magazine Notre temps. 1) Qu’est-ce que le diabète ? Le diabète se caractérise par un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé. On parle de diabète lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1.26 g/l, ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée. Cette hyperglycémie résulte d’un dysfonctionnement lié à une hormone : l’insuline. Alors que l’insuline est censée faciliter la pénétration du sucre dans les cellules (où il est stocké et transformé en énergie), elle échoue dans sa mission. Résultat, le sucre ne pouvant pénétrer dans les cellules, il s’accumule dans le sang. 2) Quels sont les différents types de diabète ? 3) Quelles sont les causes de cette maladie ? Surpoids, obésité, manque d’activité physique, sédentarité constituent les principales causes du diabète en France. Le surpoids favorise l’insulino-résistance : les acides gras gênent l’action de l’insuline. L’âge est aussi un facteur causal : à partir de 35-40 ans il faut surveiller sa glycémie, car un diabète de type 2 peut se développer sans aucun symptôme. L’hérédité joue un rôle dans la transmission de ce type : lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 40 % et si les deux parents sont atteints, le risque s’élève à 70%. 4) Quels sont les symptômes ? Pour le diabète de type 1 les symptômes sont très vite repérables : soif intense, urines fréquentes et abondantes, amaigrissement rapide, douleurs musculaires, vision troublée…Pour le diabète de type 2, certains de ces symptômes peuvent être présents et doivent bien sûr constituer une alerte mais parfois ils sont totalement absents. Très souvent, cette maladie est découverte de manière fortuite à l’occasion d’une analyse de sang. 5) Comment établit-on le diagnostic ? Le diagnostic est établi en déterminant la glycémie lors d’une prise de sang. Celle-ci doit être renouvelée quelques jours plus tard pour confirmer le diagnostic. Il existe aussi le test de charge orale en glucose : après une première prise de sang, une dose de 75g de glucose en solution est administrée oralement à la personne. Deux heures plus tard, une nouvelle prise de sang doit être effectuée. Cela permet d’observer la tolérance de l’organisme au glucose. 6) Peut-on prévenir son apparition ? Pratiquer une activité physique régulière et manger de façon équilibrée sont les seules armes pour retarder la survenue du diabète. Il faut ainsi adopter un mode de vie sain et équilibré, adapté à chaque âge, afin d’éloigner les facteurs de risque comme le surpoids et le manque d’activité physique. Si l’on présente un des facteurs de risque, un test de glycémie peut aider à établir un diagnostic et à agir dès le stade d’un pré-diabète caractérisé par une glycémie supérieure à 1.10 g/l à jeun. Source : Isabelle Gravillon, 6 questions sur le diabète, 25/03/ 2016, disponible sur : http://www.notretemps.com/sante/dietetique/6-questions-sur-le-diabete,i110852 Image : » sugar-1068288_640″ de designfoto Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Pixabay.
La population mondiale vieillit, mais pas en bonne santé. Dans une série du journal scientifique The Lancet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) détaille les défis à venir pour les gouvernements du monde entier. La revue The Lancet a récemment publié une série sur la santé et le vieillissement qui constate une grande lacune des systèmes de santé pour résoudre les défis liés au vieillissement de la population au niveau mondial. La hausse de la fréquence des maladies chroniques et la baisse de la qualité de vie sont en passe de devenir un défi majeur pour la santé publique, du fait du vieillissement global de la population. L’ensemble de la population vit de plus en plus longtemps. Ainsi, à l’horizon 2020 et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans aura dépassé le nombre d’enfants en bas âge (moins de 5 ans) tandis qu’en 2050, la population mondiale des seniors aura atteint 2 milliards de personnes contre 841 millions en 2014. Comme le souligne l’OMS, la mise en place de stratégies peu coûteuses et efficaces pour réduire le tabagisme et l’hypertension artérielle, ainsi que l’amélioration des couvertures de santé ont permis dans les pays à revenu élevé à une baisse de la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires. Pour autant, l’augmentation de la longévité grâce à l’amélioration des conditions de santé ne signifie pas que l’espérance de vie en bonne santé augmente. A ce titre, l’académie nationale de médecine publiait en Mai 2014 un rapport dans lequel elle faisait état qu’entre 2008 et 2013 en France, les incapacités fonctionnelles de la vie quotidienne se sont aggravées pour les français des 2 sexes âgés de 50 à 65 ans. La diminution de l’espérance de vie en bonne santé fonctionnelle (c’est-à-dire sans limitation dans les actes de la vie quotidienne) s’explique par un allongement plus important des années totales de vie que des années de vie indépendante et autonome. Les raisons de cette tendance à la pandémie de dépendance sont multiples et intriquées (niveaux d’éducation, styles et conditions de vie, obésité́, et augmentation de la précarité́). Par exemple, d’après les dernières estimations, on s’attend à ce que le nombre de personnes atteintes de démence triple en passant de 44 millions à l’heure actuelle à 135 millions à l’horizon 2050. Le Dr. John Beard, Directeur du Département Vieillesse et qualité de vie de l’Organisation Mondiale de la Santé, affirme que : « Des réformes profondes et fondamentales des systèmes de santé et d’aide sociale seront requises. Mais nous devons être attentifs à ce que ces réformes n’aggravent pas les inégalités qui sont à l’origine d’une grande partie de la mauvaise santé et des limitations fonctionnelles que nous observons chez les personnes âgées ». Le Dr. Ties Boerma, Directeur du Département Statistiques sanitaires et systèmes d’information à l’OMS, poursuit : « Si certaines interventions pourront s’appliquer dans le monde entier, il sera important que les pays surveillent la santé et l’état fonctionnel de leurs populations vieillissantes pour appréhender les tendances sanitaires et concevoir des programmes répondant aux besoins spécifiques qu’ils auront identifiés. Des enquêtes à l’échelle des pays, comme l’étude de l’OMS sur le vieillissement et la santé des adultes dans le monde (SAGE), le sondage mondial GALLUP et d’autres études longitudinales de cohortes sur le vieillissement au Brésil, en Chine, en Inde et en Corée du Sud, commencent à rétablir l’équilibre et apportent des données factuelles à l’appui des politiques, mais il reste encore beaucoup à faire.» Mais, la responsabilité d’améliorer la qualité de vie des ainés dans le monde va bien au-delà du secteur de la santé. Les stratégies à mettre en place doivent s’efforcer de mieux prévenir et prendre en charge les maladies chroniques, en proposant des soins de santé à la portée de tous et en prenant en considération l’environnement physique et social des malades. Comme pistes pour mettre en place ce « bien vieillir », on peut citer, pour exemples, l’encouragement des seniors à poursuivre une activité professionnelle, le dépistage précoce et la prévention de la fragilité, de la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, et des maladies chroniques (plutôt que le traitement) développer les cliniques mobiles pour les populations rurales… Le Dr. Chatterji, également du Département Statistiques sanitaires et systèmes d’information à l’OMS, rajoute pour conclure : « Nous devons collectivement regarder au-delà des coûts associés couramment au vieillissement pour réfléchir aux avantages que peut apporter à l’ensemble de la société une population âgée, en meilleure santé, plus heureuse et plus productive ». Sources : OMS : Communiqué de presse «Bien vieillir»: une priorité mondialeRapport : Importance du concept de FRAGILITÉ pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement –
L’incontinence urinaire est la perte incontrôlée et soudaine des urines. On estime qu’elle concerne au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans et 1 femme sur 3 de plus de 70 ans. Cependant, la prévalence de l’incontinence est difficilement mesurable car elle reste un sujet tabou. On estime que seule une personne sur trois ose en parler à son médecin. Beaucoup de personnes âgées pensent qu’il s’agit d’un phénomène lié au vieillissement pour lequel l’utilisation de protections est la seule solution. Pourtant, une nouvelle étude Canadienne montre que la danse est une solution efficace pour réduire les symptômes. Même si le vieillissement lui-même n’est pas à l’origine de l’incontinence, les modifications normales qui se produisent dans les systèmes urinaires et génitaux avec l’avancement en âge facilitent l’apparition de cette affection chez les personnes âgées. Par exemple, les muscles pelviens peuvent se relâcher avec l’âge et rendre le fonctionnement du sphincter vésical plus difficile. C’est le cas d’une femme sur 5 souffrant d’incontinence. La rééducation périnéale ou pelvienne, souvent pratiquée par les femmes suite à un accouchement, contribue efficacement à améliorer les symptômes. Cependant, ce programme de rééducation souvent mis en place chez un kinésithérapeute et demandant une séance par semaine, n’est pas toujours facile a suivre chez la personne âgée. C’est pourquoi, le Dr Chantal Dumoulin, professeur d’urologie, gynécologie et vieillissement à l’Université de Montréal et son équipe de chercheurs canadiens a tenté de mettre au point un programme incluant la dimension de plaisir et une socialisation de la personne âgée. C’est un système de rééducation du muscle pelvien combinant des exercices et une série de mouvements de danse à suivre sur vidéo, type console de jeu. Après 12 semaines, il a été observé chez les 24 participantes âgées en moyenne de 65 ans une forte diminution des fuites urinaires quotidiennes en comparaison avec un programme de rééducation classique. Autre point très important, 92% des participantes ont adhéré au programme et il n’y a eu aucun abandon. Les exercices de danse apportent une dimension concrète et permettent de passer un moment joyeux et convivial. Nous rappelons toutefois que le recours à différentes techniques chirurgicales ou traitements médicamenteux peut aussi, parfois, être envisagé. Source : Neurourology and Urodynamics 2014 DOI:10.1002/nau.22553 Virtual reality rehabilitation as a treatment approach for older women with mixed urinary incontinence: a feasibility study. Image : Zumba Gold voorjaar 2015, Lokaal dienstencentrum De Kim
Qu’est ce que le dispositif de nutrivigilance : Le dispositif de nutrivigilance est un système de veille sanitaire instauré en 2010 et géré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Il vise à garantir la sécurité du consommateur en identifiant les effets indésirables liés à la prise de certaines catégories de denrées alimentaires : les nouveaux aliments (ou Novel Food), les aliments enrichis en vitamines, minéraux et autres substances, les compléments alimentaires et les denrées destinées à une alimentation particulière (ex : nourrissons). La déclaration des effets indésirables est effectuée par les professionnels de santé et les industriels. Généralement, lorsque l’ANSES a reçu une déclaration d’effet indésirable, elle va se rapprocher de l’industriel pour avoir des éléments détaillés sur la composition du produit concerné. La déclaration est ensuite analysée par la cellule de nutrivigilance de l’Anses avec l’appui d’experts médicaux afin de savoir s’il y a une relation de cause à effet entre la prise du produit et l’effet indésirable. L’ANSES transfère ensuite ses conclusions au ministère concerné. En fonction du nombre de cas reçus, de leur gravité et de leur imputabilité, l’Agence peut décider de s’auto-saisir pour mener une évaluation des risques liés à la consommation de certains produits, voire de certains ingrédients. Ce fut par exemple le cas pour les boissons « énergisantes » et la levure de riz rouge. CITRAGE est depuis la mise sur le marché de ses produits très impliquée dans le dispositif de nutrivigilance et a mis en place des procédures afin d’agir au plus vite si un effet secondaire survenait suite à la prise de l’un de ces produits. Un premier bilan pour les compléments alimentaires : En 4 ans, l’ANSES a répertorié 1190 cas de nutrivigilance liés directement à la consommation de compléments alimentaires, dont 282 effets indésirables étaient jugés recevables et parmi lesquels 133 cas étaient « vraisemblables » ou « très vraisemblables » (soit moins de 11,2% du total des déclarations).Sachant que chaque année en France environ 80 millions de boites de compléments alimentaires sont vendues (soit moins de 4 cas d’effets indésirables pour 1 million de boites achetées) ce rapport permet de conclure que les compléments alimentaires bénéficiant d’un cadre réglementaire très stricte sont des produits sûrs pour le consommateur.Selon le rapport de l’ANSES, les compléments alimentaires responsables des effets indésirables recueillis sont d’abord ceux à visée minceur, puis les produits capillaires et enfin les produits agissant sur l’équilibre du cholestérol. Les effets sont en général immédiatement réversibles dès l’arrêt de la consommation du produit. Nos conseils pour éviter la survenue d’effets indésirables : • Respecter les doses recommandées et ne pas consommer plusieurs compléments alimentaires ayant les mêmes fonctions simultanément pour éviter les surdosages.• En cas de maladie ou de traitement médicamenteux, demander l’avis d’un professionnel de santé pour éviter d’éventuelles interactions.• Ne pas consommer de produits incompatibles avec son état physiologique (allergie ou intolérance par exemple).• Acheter des produits uniquement sur les circuits de vente traditionnels (magasins bio, pharmacies,…) ou sur des sites Internet français pour éviter la consommation de produits frauduleux (pour cela consulter les mentions légales du site internet).• Bien se rappeler que les compléments alimentaires ne sont pas destinés à se substituer à l’alimentation. Source : Rapport : La nutrivigilance, un dispositif au service de la sécurité du consommateur.
Dépendance L’Institut Français des Seniors a réalisé une étude en ligne, intitulée « Les seniors aidants familiaux » auprès de son panel « Silver testeur », constitué de plus de 1000 seniors de plus de 50 ans (63 ans en moyenne pour cette étude). aLes principaux résultats sont les suivants : Quatre de ces seniors sur 10 ont encore la chance d’avoir un de leurs parents (31 %) ou les 2 (10 %). Dans 76% des cas, les parents habitent encore à leur domicile, 17 % sont en maison de retraite et 2% des parents habitent chez leurs enfants. aSur tous les seniors interrogés ayant encore au moins un de leurs parents, près d’un sur deux (46%) ont des parents qui connaissent des pertes d’autonomie, dont 36 % vivent à domicile. Il en résulte que près de 3 seniors sur 4 (71% des cas) sont sollicités par leurs parents entrés en dépendance. Le recours à une aide extérieure est encore faible, 45% des seniors aidants s’occupent de leurs parents en perte d’autonomie en moyenne plus de 3 heures par semaine. En effet, moins de la moitié de ces seniors aidants (44%) a recours à une aide extérieure pour s’occuper de leurs parents. Source : Enquête en ligne auprès de seniors de 63 ans en moyenne réalisée par l’Institut Français des Seniors Image : Nicola Wietrich, service photo du Département de Val de MarneDépendance
Dépendance : une loi pour favoriser le maintien Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement traite dans son premier volet de l’anticipation de la dépendance. Il a été adopté le 17 septembre 2014 à l’assemblée nationale à une large majorité et sera soumis au vote du Sénat début 2015 pour une entrée en vigueur de la loi en juin 2015. Dans un contexte de vieillissement de la population – les plus de 85 ans vont quasiment quadrupler d’ici à 2060 – l’objectif est de repérer et combattre les premiers facteurs de risque de la perte d’autonomie et de dépendance. Cette loi, préparée par Michèle Delaunay, est défendue par sa successeur au secrétariat des personnes âgées, Laurence Rossignol : « On ne finance pas la dépendance mais la prévention, l’accompagnement du vieillissement et le maintien à domicile, une solution que tous les Français appellent de leurs vœux ». Lutte contre l’isolement, affirmation des droits et liberté des personnes âgées, coup de pouce aux ateliers de prévention, incitations à repenser l’urbanisme, service civique pour les aînés : le texte propose de nombreuses pistes pour favoriser le «bien vieillir» et un changement de regard sur les aînés. Sur le plan financier, les recettes de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie) – prélèvement au taux de 0,3 % sur les pensions des retraités les plus aisés, rapportant annuellement près de 650 millions d’euros – seront mises à contribution. La moitié de cette enveloppe sera allouée à une revalorisation de l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) à domicile, qui bénéficie à 700.000 personnes. L’autre moitié sera allouée, entre autres, aux foyers logements pour personnes âgées (80 millions) et à l’adaptation de 80.000 habitations (40 millions d’euros). En revanche, l’APA des personnes dépendantes en maison de retraire ne sera pas revalorisée. Nos produits
TAGS : protéines, apports protéiques alimentaires, synthèse protéique musculaire, fonte musculaire liée à l’âge, capital musculaire, vieillissement, perte de tonus, perte de dynamisme, perte de force, fatigue, sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge, CITRAGE, citrulline, nutrition, senior. Actualité scientifique télécharger en pdf (328 K0) Une étude de l’université du Texas, publiée dans le Journal of Nutrition en 2014, a révélé que dans de nombreux pays, la consommation en protéines est fréquemment concentrée au dîner au lieu d’être idéalement uniformément répartie dans la journée. Les chercheurs de cette étude en cross-over ont examiné, chez l’adulte jeune en bonne santé, les effets de la distribution des protéines selon deux régimes qui se différencient par la quantité de protéines apportée par chaque repas de la journée : • Régime 1 pendant 7 jours : 30 grammes de protéines à chaque repas • Régime 2 pendant 7 jours : 10 grammes au petit-déjeuner, 15 grammes au déjeuner et 65 grammes au dîner Pour évaluer les effets de ces régimes sur leur capacité à préserver le capital musculaire, les auteurs ont mesuré les taux de synthèse des protéines musculaires à partir de biopsies musculaires de la cuisse et de prélèvements sanguins. Les résultats montrent que la consommation de 90 grammes de protéines réparties équitablement le long de la journée stimule d’avantage la synthèse de protéines musculaires que la consommation d’une charge protéique lors du repas du soir. En effet, la synthèse protéique musculaire a augmenté de 25% dès le premier jour et s’est maintenue pendant les 7 jours de suivi avec le régime 1. Cette étude montre donc chez l’adulte jeune sain que la quantité de protéines apportée dans une journée n’est pas le seul facteur déterminant la qualité de la synthèse protéique musculaire : la répartition des protéines sur l’ensemble des repas est également un élément essentiel. Ceci est d’autant plus avéré chez la personne de plus de 50 ans chez qui les premiers signes de fonte musculaire liée à l’âge se font ressentir : perte de force, perte de dynamisme, douleur accrue lors de l’exercice physique, fatigue, manque de tonus… Cette fonte musculaire progressive débutant dès l’âge de 30 ans et entraînant 50% de perte de masse musculaire à 70 ans conduit à la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, dans 25 à 50% des cas. Elle s’explique par une moins bonne utilisation des protéines alimentaires par notre organisme qui, en vieillissant, perd sa capacité à renouveler complètement ses muscles. Une des stratégies nutritionnelles pour lutter contre la sarcopénie est d’apporter une charge de protéines (80% des besoins protéiques nutritionnels) sur un seul repas : le déjeuner. C’est ce qu’ont proposé Bouillane et coll., également cité dans cette étude texane. Ainsi, chez les personnes âgées dénutries, un « régime pulsé » (apportant 80% des besoins protéiques sur le déjeuner) augmente la masse musculaire par rapport à un régime dans lequel les protéines sont réparties sur les trois repas. Ces deux études semblent donc être contradictoires mais il est en réalité difficile de les comparer. En effet, l’étude texane a été réalisée chez l’adulte jeune dont l’organisme est capable de complètement renouveler les cellules musculaires détruites quotidiennement. De plus, dans cette étude, la charge protéique a été apportée le soir, lorsque le muscle est au repos. Les résultats auraient-ils été identiques si la charge auvait été apportée au déjeuner? Pour ce qui est des personnes âgées dénutries, outre la charge protéique sur le déjeuner qui semble difficile à mettre en place au quotidien, il existe une autre stratégie également étudiée par l’équipe hospitalière du Docteur Bouillanne en association avec l’équipe universitaire de Paris Descartes : il s’agit de compléter l’alimentation avec 10 grammes de citrulline lors du déjeuner (résultats prévus fin 2014). Vous pouvez trouver sur le présent site de nombreuses informations sur la citrulline. Sources: 1. Dietary Protein Distribution Positively Influences 24-h Muscle Protein Synthesis in Healthy Adults. Madonna M. Mamerow Joni A. Mettler, Kirk L. English, Shanon L. Casperson,Emily Arentson-Lantz,Melinda Sheffield-Moore, Donald K. Layman and Douglas Paddon-Jones.The Journal of Nutrition May 2014 10.3945/jn.113.185280 2. www.citrage.com
TAGS : vieillissement, prévention, sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge, fragilité, perte d’autonomie, perte de masse musculaire, perte de force musculaire, perte de fonction musculaire, muscles, fonte musculaire liée à l’âge, personnes âgées fragiles, senior. Actualité scientifique télécharger en pdf (248 K0) L’Académie Nationale de Médecine a publiée le 12 Mai 2014 un rapport consacré à la problématique de la fragilité intitulé « Importance du concept de fragilité pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement », où elle émet des recommandations afin d’éviter ou de retarder l’entrée des personnes de plus de 50 ans ou présentant des premiers signes de fragilité, dans la dépendance. Selon cette institution, le processus de fragilité ou « fragilisation » se déroule sur plusieurs décennies de vie. Son ampleur et sa rapidité de développement dépendent de nombreux facteurs qui interviennent sur les différentes fonctions d’organe et en particulier sur le muscle squelettique. Les étapes du concept de fragilité sont au nombre de trois: • Fragilisation ou pré-fragilité: phase dite silencieuse pendant laquelle les réserves physiologiques globales se réduisent avec l’avancée en âge • sarcopénie: perte de masse, de force et de fonction musculaire (autrement appelée dystrophie musculaire liée à l’âge) touchant 8 à 9% des personnes de 50 ans, une femme sur cinq de 75 à 84 ans, une femme sur trois de plus de 85 ans et la moitié des hommes de plus de 75 ans • L’état de fragilité: stade initial de dépendance fonctionnelle pouvant être due à une fragilité physique, sociale ou cognitive. Les conséquences de la fragilité sont les suivantes: • Les troubles de la mobilité • Les chutes, leurs répétitions et leurs conséquences fracturaires • L’accroissement de la consommation médicamenteuse • L’augmentation de la demande en soins • Les admissions et séjours hospitaliers itératifs • L’entrée en dépendance qui correspond au besoin d’aide externe (personne ou domotique) pour arriver à effectuer les actes essentiels de la vie quotidienne • L’institutionnalisation • La mort Ce rapport indique également que la fragilité et la sarcopénie sont réversibles grâce à des programmes d’activité physique (exercices de résistance tels que soulèvements de poids, étirements d’élastiques), à une alimentation enrichie en protéines et une complémentation en acides aminés. Enfin, les auteurs proposent dans leur rapport la mise en place d’un dépistage (dès 50 ans) pour réduire les dépendances avec l’avancée en âge. D’après l’étude du Gérontopôle de Toulouse en 2013, un simple questionnaire permettrait au médecin traitant de détecter les personnes à risque de fragilité et de les orienter vers un hôpital de jour pour faire une évaluation globale et spécifique de son état clinique et fonctionnel. Des tests simples, comme la mesure de la vitesse de la marche ou de la force de préhension (mesurée par un dynamomètre) peuvent aider à diagnostiquer la fragilité du patient. Les membres de l’Académie concluent leur rapport avec trois recommandations: 1. Inclure dans toutes les séances d’éducation à la santé destinées aux adultes d’âge moyen une information sur la possible prévention de la fragilité et des dépendances liées à l’âge. 2. Demander à l’Assurance Maladie d’intégrer dans la consultation gratuite à mi-vie un protocole préétabli incluant une évaluation multidimensionnelle pour réduire les «dépendances évitables». 3. Faciliter une recherche translationnelle pour mieux comprendre les mécanismes intimes de la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, et de la fragilité afin de retarder les états de dépendance et l’âge d’entrée en institution. Source: Membres de l’Académie Nationale de Médecine de la Commission XIII. Importance du concept de FRAGILITÉ pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement. May 14



