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Détecter plus tot la fragilité pour prévenir la dépendance – Académie nationale de Médecine

TAGS : vieillissement, prévention, sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge, fragilité, perte d’autonomie, perte de masse musculaire, perte de force musculaire, perte de fonction musculaire, muscles, fonte musculaire liée à l’âge, personnes âgées fragiles, senior. Actualité scientifique télécharger en pdf (248 K0) L’Académie Nationale de Médecine a publiée le 12 Mai 2014 un rapport consacré à la problématique de la fragilité intitulé « Importance du concept de fragilité pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement », où elle émet des recommandations afin d’éviter ou de retarder l’entrée des personnes de plus de 50 ans ou présentant des premiers signes de fragilité, dans la dépendance. Selon cette institution, le processus de fragilité ou « fragilisation » se déroule sur plusieurs décennies de vie. Son ampleur et sa rapidité de développement dépendent de nombreux facteurs qui interviennent sur les différentes fonctions d’organe et en particulier sur le muscle squelettique. Les étapes du concept de fragilité sont au nombre de trois: • Fragilisation ou pré-fragilité: phase dite silencieuse pendant laquelle les réserves physiologiques globales se réduisent avec l’avancée en âge • sarcopénie: perte de masse, de force et de fonction musculaire (autrement appelée dystrophie musculaire liée à l’âge) touchant 8 à 9% des personnes de 50 ans, une femme sur cinq de 75 à 84 ans, une femme sur trois de plus de 85 ans et la moitié des hommes de plus de 75 ans • L’état de fragilité: stade initial de dépendance fonctionnelle pouvant être due à une fragilité physique, sociale ou cognitive. Les conséquences de la fragilité sont les suivantes: • Les troubles de la mobilité • Les chutes, leurs répétitions et leurs conséquences fracturaires • L’accroissement de la consommation médicamenteuse • L’augmentation de la demande en soins • Les admissions et séjours hospitaliers itératifs • L’entrée en dépendance qui correspond au besoin d’aide externe (personne ou domotique) pour arriver à effectuer les actes essentiels de la vie quotidienne • L’institutionnalisation • La mort Ce rapport indique également que la fragilité et la sarcopénie sont réversibles grâce à des programmes d’activité physique (exercices de résistance tels que soulèvements de poids, étirements d’élastiques), à une alimentation enrichie en protéines et une complémentation en acides aminés. Enfin, les auteurs proposent dans leur rapport la mise en place d’un dépistage (dès 50 ans) pour réduire les dépendances avec l’avancée en âge. D’après l’étude du Gérontopôle de Toulouse en 2013, un simple questionnaire permettrait au médecin traitant de détecter les personnes à risque de fragilité et de les orienter vers un hôpital de jour pour faire une évaluation globale et spécifique de son état clinique et fonctionnel. Des tests simples, comme la mesure de la vitesse de la marche ou de la force de préhension (mesurée par un dynamomètre) peuvent aider à diagnostiquer la fragilité du patient. Les membres de l’Académie concluent leur rapport avec trois recommandations: 1. Inclure dans toutes les séances d’éducation à la santé destinées aux adultes d’âge moyen une information sur la possible prévention de la fragilité et des dépendances liées à l’âge. 2. Demander à l’Assurance Maladie d’intégrer dans la consultation gratuite à mi-vie un protocole préétabli incluant une évaluation multidimensionnelle pour réduire les «dépendances évitables». 3. Faciliter une recherche translationnelle pour mieux comprendre les mécanismes intimes de la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge, et de la fragilité afin de retarder les états de dépendance et l’âge d’entrée en institution. Source: Membres de l’Académie Nationale de Médecine de la Commission XIII. Importance du concept de FRAGILITÉ pour détecter et prévenir les dépendances «évitables» au cours du vieillissement. May 14

Le point sur la cataracte en 6 questions

télécharger en pdf (339 K0) La cataracte est une maladie qui affecte l’œil et provoque une baisse progressive de la vision pouvant aller jusqu’à la cécité. Elle est caractérisée par une opacification partielle ou totale du cristallin (sorte de lentille située dans l’œil, à l’arrière de l’iris).En temps normal, le cristallin est transparent mais lors d’une cataracte, l’opacification du cristallin empêche la lumière de traverser normalement et la vision se trouble. La cataracte peut avoir des impacts importants puisqu’elle occasionne une gêne dans les activités quotidiennes ou professionnelles. L’opacification du cristallin est un processus lent et inéluctable qui est lié à l’accumulation de facteurs oxydants au cours de la vie. Cette maladie est la plus part du temps liée à l’âge et apparaît donc le plus souvent après 60 ans mais elle n’est pas rare avant cet âge. Elle peut être dû à un traumatisme oculaire, une inflammation, un diabète ou encore une rétinite pigmentaire chez l’adulte. Certains facteurs de risques semblent impliqués comme l’exposition excessive aux rayonnements ultra-violets de la lumière solaire. Toutefois, il n’y a pas de prévention possible en population générale. Cette maladie étant facilement diagnostiquée, il est possible d’avoir une idée assez précise de sa prévalence. Aujourd’hui, elle touche plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans et près de deux sur trois après 85 ans. La cataracte est donc une pathologie très fréquente. A ce jour, le traitement le plus sûr et efficace à tout âge est la chirurgie. L’opération consiste à inciser le sac cristallin et à y introduire une petite sonde à ultrasons qui désagrège et aspire les dépôts opaques. Cette chirurgie conduit à la perte de fonction du cristallin ce qui était jusque dans les années 80, compensée par le port de grosses lunettes. Aujourd’hui, des implants intraoculaires sont glissés dans le sac cristallin lors de l’opération. Ils permettent ainsi de restituer la vision des patients mais aussi d’améliorer des défauts oculaires déjà préexistants. Dans plus de 90 % des cas, l’opération permet une excellente récupération fonctionnelle dès le lendemain de l’intervention ou en quelques jours. Néanmoins, les résultats peuvent être compromis en cas de pathologie oculaire préexistante affectant la rétine, notamment en cas de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ce traitement par chirurgie est tellement efficace que les travaux de recherche sont peu nombreux. Néanmoins, les progrès actuels concernent plutôt les implants. Les industriels ont d’ailleurs récemment développé des implants multifocaux permettant de rectifier la vision de près et de loin. En pratique, ces implants sont efficaces en cas de forte luminosité, mais inopérants dans le cas contraire. C’est pourquoi, ils ne sont utilisés que dans à peine 5 % des interventions. Des recherches sont donc encore nécessaires. Source : Inserm, dossier informatif sur la cataracte

Le point sur l’arthrose en 6 questions

télécharger en pdf (353 K0) 1.Qu’est-ce que l’arthrose ? L’arthrose est une maladie articulaire, caractérisée par la destruction du cartilage. Le cartilage perd en épaisseur, se fissure et finit par disparaître ce qui entraine des douleurs et le plus souvent une perte de mobilité. 2.Quels sont les facteurs de risques ? La destruction du cartilage est un processus le plus souvent lié à l’âge mais il peut également être lié à un dysfonctionnement métabolique, à un excès de pression ou encore à la fragilité naturelle du cartilage. L’hérédité est également un facteur de risque possible notamment pour l’arthrose des mains. La surcharge pondérale, le port fréquent de charges lourdes ou encore une activité physique trop intense contribuent à abimer le cartilage. De plus, certaines anomalies anatomiques ou séquelles de traumatisme comme les fractures, les entorses ou les luxations participent également à abimer le cartilage. Enfin, des maladies touchant l’articulation comme la chondrocalcinose (dépôt de calcium dans le cartilage), l’ostéonécrose ou encore la polyarthrite rhumatoïde peuvent favoriser l’apparition de l’arthrose. 3.Est-elle fréquente ? Aujourd’hui, 65% des plus de 65 ans et 80% des plus de 80 ans sont atteints d’arthrose. La fréquence de cette maladie varie en fonction de sa localisation :      – L’arthrose de la colonne vertébrale : la plus fréquente dans la tranche d’âge 65-75 ans mais elle reste souvent silencieuse.      – L’arthrose des doigts : deuxième localisation la plus fréquente (60 %). Elle se traduit par des déformations irréversibles.      – Les arthroses du genou et de la hanche concernent respectivement 30 % et 10 % des personnes de 65 à 75 ans. Elles touchent de grosses articulations qui portent le poids du corps et sont donc plus invalidantes. Enfin, les articulations comme l’épaule, le coude, le poignet ou la cheville sont rarement atteint. 4.Quels sont les traitements ? Au jour d’aujourd’hui, aucun traitement anti-arthrosique capable de protéger le cartilage n’est disponible. Des antalgiques comme le paracétamol, des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou encore l’injection d’acide hyaluronique permettent toutefois de soulager la douleur. Enfin, La prothèse peut également être nécessaire pour la hanche ou le genou en cas de handicap sévère.  5.Et pour le futur ? L’objectif est d’individualiser la prise en charge et les traitements en fonction des différents profils. Le but premier est de lutter contre l’inflammation et de stimuler la production de cartilage ou d’os. Ainsi, plusieurs molécules anti-inflammatoires sont en cours d’évaluation. De plus, des facteurs de croissances, notamment FGF18 pourraient activer la fabrication de la matrice cartilagineuse. D’autres molécules ont montré leur intérêt dans le traitement de l’arthrose comme l’acide zoledronique ou encore le ranelate de strontium. Dans un second temps, l’objectif serait de réparer voire remplacer le cartilage grâce à des greffe de cellules injectées directement dans l’articulation. Plusieurs années sont encore nécessaires pour valider et confirmer l’intérêt d’une ou plusieurs de ces stratégies thérapeutiques chez l’homme. 6.Quelles sont les recommandations ? Pour limiter la progression de la maladie, il est recommandé de :      – Perdre du poids en cas d’excès      – Pratiquer une activité physique régulière d’intensité modérée (marche 3 fois 1 heure par semaine par exemple)      – Eviter de porter des charges lourdes      – Porter des semelles orthopédiques en cas d’arthrose du genou.      – Se munir d’une cane lors des poussées      – Adapter son environnement et ses habitudes à son état de santé Source : Inserm, dossier informatif sur l’arthrose Image : « arthrocalman-2384253_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.

« Maigrir c’est mourir » : 2 millions de personnes touchées en France par la dénutrition !

« Maigrir c’est mourir » : 2 millions de personnes touchées en France par la dénutrition ! Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la dénutrition et nous explique quelles solutions peuvent être mises en place. Pour revoir la conférence : cliquez ici. Source image : « 1246587« , mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  Lors d’un webinaire organisé par Nutrisens, le Professeur Eric Fontaine, nutritionniste au CHU de Grenoble, nous livre les derniers chiffres de la  

Alimentation et risques de déclin cognitif, de démence et de maladie d’Alzheimer

télécharger en pdf (330 K0)      Un groupe de travail de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’est intéressé à la relation entre l’alimentation et le risque de déclin cognitif, de démence et de maladie d’Alzheimer. Le déclin cognitif est caractérisé par une détérioration des fonctions cognitives c’est à dire de la mémoire, du langage, du raisonnement, de la coordination des mouvements ou encore des reconnaissances. Ce déclin peut être d’origine physiologique, lié au vieillissement cérébral, ou bien  pathologique c’est-à-dire lié à une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer. Avec une incidence de 1,49/100 personnes/an, la démence représente, elle aussi, un problème de santé majeur puisqu’elle est caractérisée par la présence d’une atteinte des fonctions cognitives ce qui perturbe la vie quotidienne et conduit à la dépendance. Les facteurs de risque impliqués dans l’apparition de telles pathologies peuvent être environnementaux (tabagisme, faible niveau d’éducation, faible activité physique), génétiques mais également nutritionnels. En effet, comme il a été démontré pour plusieurs pathologies chroniques comme les maladies cardiovasculaires ou l’ostéoporose, l’alimentation joue un rôle important dans la réduction des risques. Cette expertise de l’ANSES indique que : Enfin, compte tenu du vieillissement de la population, le nombre de sujets âgés susceptibles de souffrir d’atteinte cognitive et de démence est appelé à augmenter dans les prochaines années et représente donc un enjeu médical, social et économique important qu’il faut prendre en charge. Les facteurs liés à l’alimentation représentent un aspect majeur car il s’agit de facteurs modifiables sur lesquels il est possible d’intervenir en termes de prévention : il est donc important de surveiller son alimentation à tout âge et de veiller à couvrir au mieux ses besoins nutritionnels. Source : Rapport de l’ANSES : Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles. Source image : « brain-1845940_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.

Alimentation et Risques de Maladies cardiovasculaires

télécharger en pdf (341 K0)   Les maladies cardiovasculaires ou MCV constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins. Elles sont à l’origine de plus de 40 % des décès annuels dans l’Union Européenne et se situent au deuxième rang des causes de décès en France. De plus, avec un coût de plus de 192 milliards d’euros par an en Europe, les MVC représentent un défi socio-économique majeur. Outre la part de génétique, les principaux facteurs de risque des maladies coronariennes sont le manque d’activité physique, le tabagisme, l’abus d’alcool et la mauvaise alimentation.   Ces facteurs environnementaux se traduisent généralement par une hypertension artérielle, une hyperglycémie, une augmentation du cholestérol sanguin et en particulier du LDL, (Low Density Lipoprotein : protéine de basse densité = mauvais cholestérol)  mais également par un surpoids ou une obésité et sont donc responsable à 80 % de l’apparition de MVC.   Un groupe de travail de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a étudié  de nombreuses méta-analyses et plus de 15 cohortes humaines dans le but de comprendre les relations entre consommation de groupes d’aliments et risques de maladies cardiovasculaires. A partir de ces données, il a été constaté que la consommation des produits suivants était associée à une réduction du risque de MVC : Au contraire, la consommation des produits suivants est associée à une augmentation du risque de MVC :   Enfin, par manque de données, ce rapport ne se prononce pas sur un lien entre l’ingestion d’œufs, de produits laitiers, de café, de légumineuses ou encore de fruits à coque et le risque cardiovasculaire. Ce rapport n’a pas non plus pris en compte les pratiques culinaires et les modes de cuissons.   L’ANSES, dans ce rapport, démontre bien que l’alimentation est un facteur très important dans l’apparition de certaines pathologies chroniques. Comme le rapporte Ford et al en 2011, l’adoption d’un comportement sain (n’avoir jamais fumé, une activité physique suffisante, une alimentation saine et une consommation modérée d’alcool) réduit le risque d‘événements cardiovasculaires de 65 % ! L’accident vasculaire cérébral fait parti des MVC. Pour tout savoir sur l’AVC, consultez l’actualité suivante : « L’accident vasculaire cérébral«  Source : Rapport de l’ANSES : Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles Source image : « delicious-1178513_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. Maladies cardiovasculaires

L’Accident Vasculaire Cérébral en 6 questions

télécharger en pdf (317 K0)   L’accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer) et la troisième cause de mortalité en France selon le rapport 2009, Prévention et prise en charge des AVC en France, ministère de la Santé. L’accident vasculaire cérébral touche 1 personne toutes les 5 secondes dans le monde, dont 500 enfants par an (selon d’Institut de veille sanitaire) et 1 toutes les 4 minutes en France.  1) Qu’est-ce qu’un AVC ?   Il survient lorsque la circulation sanguine vers/dans le cerveau est interrompue par un vaisseau sanguin bouché (AVC ischémique ou infarctus cérébral) ou l’éclatement d’un vaisseau sanguin provoquant une hémorragie (AVC hémorragique). L’AVC est une urgence médicale : il peut être fatal et entraîne une fois sur deux des séquelles graves. 2) Quelles sont les causes ?   Tout ce qui peut endommager les vaisseaux représente des facteurs de risque. Bien que l’âge soit un facteur sur lequel on ne peut agir, d’autres facteurs comme le diabète ou l’hypertension sont tout à fait contrôlables à travers notamment d’une bonne hygiène de vie : alimentation équilibrée et exercice physique. 3) Quels sont les symptômes ? Les symptômes peuvent être : 4) Que faut-il faire en cas d’AVC ? 5) Quels sont les traitements ?   Le traitement est souvent une thrombolyse (dissolution du caillot de sang par injection d’un médicament). Ce traitement doit être réalisé dans les premières heures qui suivent l’apparition des symptômes. Les médicaments antiagrégants plaquettaires (ou anticoagulants dans certains cas) empêchent les caillots existants de grossir et préviennent la formation de nouveaux caillots de sang, ils sont prescrits après un AVC ischémique. Cependant des séquelles motrices peuvent persister. La prise en charge réside alors en une rééducation continue. Par ailleurs, de nouveaux traitements sont en train d’être développés : comme l’utilisation de cellules souches à l’endroit de la lésion pour régénérer le cerveau. 6) Comment prévenir un AVC ?   Après un premier AVC, le risque de récidive est important, estimé entre 30 et 43 % à cinq ans. Des conditions hygiéno-diététiques sont à respecter : alimentation équilibrée, activité physique, arrêt du tabac. Le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaires a pour objectif de diminuer le risque de récidive et la survenue d’autres maladies cardiovasculaires : L’AVC fait partie des maladies cardiovasculaires (MCV). Il a été démontré par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) que certaines habitudes alimentaires permettraient de limiter les risques de MCV. Pour en savoir plus, consulter l’actualité « Alimentation et Risques de Maladies cardiovasculaires« . Source : http://www.accidentvasculairecerebral.fr/quest-ce-quun-avc/ ; http://www.ameli-sante.fr/accident-vasculaire-cerebral-avc/avc-traitement-en-urgence.html et http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/avc-accident-vasculaire-cerebral

Paris, promue ville des aînés ?

télécharger en pdf (317 K0)    Paris met au cœur de ses préoccupations le bien-être et la qualité de vie des seniors au sein de l’environnement urbain. En effet, la ville de Paris a comme objectif d’obtenir le label «Ville amie des aînés» attribué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).   Face au vieillissement rapide de la population, le programme des villes amies des aînés est une initiative mondiale visant à aider les villes à se préparer à cette nouvelle tendance. Le programme cible les facteurs environnementaux, sociaux et économiques qui influent sur la santé et le bien-être des personnes âgées. Il parait important d’intégrer la notion de vieillissement dans la planification urbaine et de créer un environnement urbain respectueux des personnes âgées, que ce soit en termes de transport, d’espaces extérieurs et de participation à la vie sociale et citoyenne.   À Paris, les seniors de 65 ans et plus représentent près de 20% de la population soit une augmentation de 13% entre 2007 et 2014. (Selon le site de la ville de Paris)   Un programme a été lancé par Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris et chargée des personnes âgées, pour élaborer un plan 2017-2021 pour le bien-être des seniors dans la société et être au plus près de leurs besoins et de leurs attentes. Ce programme s’inscrit dans la continuité de la politique relative à l’adaptation de la société au vieillissement instaurée par la loi du 28 décembre 2015. Il s’appuiera notamment sur une concertation ayant eu lieu en mai 2016 auprès de 180 seniors de 60 à 102 ans ayant fait part de leurs expériences, leurs impressions et leurs attentes sur toutes les questions relatives à la vie des seniors dans la métropole. « Ce document-programme devra répondre à la diversité des situations que connaissent les 466.000 seniors parisiens, en valorisant leur dynamisme, en prévenant la perte d’autonomie, en luttant contre l’isolement et la précarité, et en soutenant les personnes en situation de dépendance ainsi que leurs proches aidants. Notre ambition est que Paris soit une ville bienveillante et solidaire permettant à chacun – quel que soit son âge – de trouver un cadre adapté à son parcours de vie », a détaillé Dominique Versini, à l’occasion de la conférence à l’Hôtel de Ville.   Tout le monde peut participer à cette concertation et proposer de nouvelles idées d’adaptation et d’amélioration de la vie des seniors en métropole parisienne en adressant un courriel à seniors@paris.fr. Ces contributions viendront enrichir les travaux afin d’aboutir à un schéma au plus près des préoccupations de chacun. Source : Paris lance une concertation pour un label «Ville amie des aînés»  26 mai 2016. Image : « landmark-1670383_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.

Technologies connectées : un allié pour surveiller sa santé

connectées                               télécharger en pdf (340 K0)  Grâce à l’essor d’internet, des téléphones intelligents et des tablettes, le marché des applications et des objets connectés est en pleine croissance depuis quelques années et se développe dans plusieurs domaines, dont celui de la santé.  En 2011, l’OMS définit la santé mobile (ou m-santé) : « Pratiques médicales et de santé publique supportées par des appareils mobiles, tels que les téléphones mobiles, les dispositifs de surveillance des patients, les PDA (Personal Digital Assistant) et autres appareils sans fil. »  La France compte 7 millions de personnes qui s’informent sur la santé via leur mobile ou tablette. Ces personnes ont téléchargé en moyenne 2,7 applications (plus de la moitié se sont contentées d’une seule application), essentiellement gratuites (à 87%), qu’ils ont localisées via une recherche sur internet (29%) ou un magasin d’applications (28%). Le Livre blanc Santé connectée, publié par l’Ordre des Médecins, recense plus de 100 000 applications santé en 2013, soit quinze fois plus qu’en 2010 : le nombre des applications mobiles santé est passé de 6 000 en 2010, à 20 000 en 2012 et 100 000 en 2013. Aujourd’hui, il existerait plus de 165 000 applications mobiles de santé (IMS Health, Septembre 2015).  Contrairement aux applications, les objets connectés sont mieux connus des Français : 53% en ont déjà entendu parler dans le domaine santé et bien-être (panel CCM Benchmark, mars 2014). Au top 5 des objets les plus prisés: balances, bracelets, montres, piluliers et tensiomètres. 23% de Français déclarent utiliser un objet connecté (sondage BVA/Syntec numérique), et 11% en auraient déjà adopté un dans le contexte santé et bien-être (parmi eux, un sur dix a plus de 55 ans). Le choix s’oriente dans la majorité des cas vers une balance. Les balances connectées permettent en plus d’informer sur le poids corporel, de réaliser un suivi de l’IMC et de la composition corporelle (masses grasses, hydrique, musculaire…). Le progrès ne s’arrête pas là : bientôt ce seront des objets connectés intégrés au corps, à l’image des lentilles qui mesurent le taux de sucre dans le sang ou du patch électronique greffé sous la peau qui mesure les signes vitaux comme la température, le pouls, la respiration et la pression artérielle et qui envoie les analyses sur votre mobile.   Chez les malades chroniques, la santé mobile est un peu plus répandue que dans l’ensemble de la population, comme le souligne l’étude « À la recherche du ePatient ». Téléphones portables et e-mail permettent de mettre en relation médecins et malades chroniques : plus de 20% d’entre eux disposent du numéro de portable de leur médecin et/ou de son adresse de messagerie électronique.  La santé mobile ouvre des portes à un système de santé plus moderne et peut-être plus efficace. Les outils de la santé mobile contribuent en premier lieu à l’éducation à la santé. Dans son livre vert, la Commission européenne retient essentiellement trois bénéfices potentiels de ces outils : une prévention accrue et une meilleure qualité de vie, des systèmes de santé plus efficients et plus durables, et des patients plus responsables. Source : Livre blanc Santé connectée. Ordre des médecins. Janvier 2015 Image : « ui-771829 » Mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay. connectées connectées

Le point sur la DMLA en 6 questions

télécharger en pdf (286 K0) Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge est la première cause de malvoyance dans les pays industrialisés. Aujourd’hui, en France, près d’un million de personnes de plus de 50 ans ont des problèmes de vue causées par la ceci. Cette maladie provoque une perte d’autonomie visuelle pouvant entraîner une perte d’autonomie générale chez les personnes âgées. Qu’est-ce que la DMLA ?  La DMLA est un vieillissement anormalement rapide de la macula. La macula est la zone centrale de la rétine, à l’arrière de l’œil, où convergent les images, elle assure la vision centrale.Il existe deux formes de DMLA : –         La DMLA « sèche » ou atrophique (85 % des cas) se caractérise par la disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire de la rétine et l’apparition de dépôts lipidiques appelés « drusen ». Cette forme évolue lentement. –         La DMLA « humide » ou exsudative (15%) se caractérise par la formation de nouveaux vaisseaux («néovaisseaux») sous la rétine. Son évolution peut être particulièrement rapide. Quels sont les symptômes ? Les premiers signes se manifestent par : –         La nécessité d’augmenter la puissance d’éclairage pour lire ou écrire –         La difficulté pour percevoir les détails et les contrastes –         La déformation et le gondolement des lignes droites –         L’apparition d’une tâche plus ou moins foncée qui ampute la vision au centre du champ visuel  Ces symptômes doivent vous pousser à consulter un ophtalmologiste au plus vite. La DMLA peut apparaître dès l’âge de 50 ans mais son diagnostic est souvent fait 10 à 15 ans plus tard. Quels sont les facteurs de risque ?  L’âge est le premier facteur de risque de DMLA. Le tabagisme entre également en compte : il augmente le risque de survenue de la maladie d’un facteur 3 à 6. L’obésité double le risque de DMLA. La sédentarité et un déséquilibre alimentaire, et notamment une alimentation pauvre en antioxydants, jouent aussi un rôle dans la survenue de la DMLA. Comment prévenir la DMLA ?  Il est préconisé d’arrêter de fumer et d’avoir une alimentation riche en antioxydants : légumes, fruits frais, poisson gras (saumon, sardine, anchois…). Il est également recommandé d’avoir une activité physique régulière adaptée à son âge. Comment diagnostiquer ?  Pour le diagnostic, la première étape consiste à mesurer l’acuité visuelle (capacité à percevoir les petits objets) de près et de loin. Puis l’ophtalmologiste procède à un examen du fond d’œil. Suivant la forme de DMLA diagnostiquée, d’autres examens peuvent vous être prescrits comme l’angiographie (photographie de la rétine après injection intraveineuse d’un colorant fluorescent) et l’OCT (Tomographie en Cohérence Optique, procédé d’imagerie qui fournit des informations complémentaires aux images angiographiques). Quels traitements ?  Seule la DMLA exsudative peut être soignée grâce à un traitement anti-VEGF qui freine la prolifération des néovaisseaux, le VEGF étant un facteur de croissance qui permet la formation des néo-vaisseaux. La prise en charge non médicamenteuse de la DMLA (exsudative et atrophique) repose sur la rééducation basse-vision (permettant de mobiliser des zones de la rétine non touchées) et les systèmes optiques (grossissants). Source : : DMLA Dégénérescence Maculaire liée à l’âge– Juillet 2014. Image : : Wikimedia.